- Baptiste Gouret | Crée le 07.01.2026 à 05h00 | Mis à jour le 07.01.2026 à 07h14ImprimerLe BNC Tennis Open peut compter sur 115 bénévoles pour assurer le bon fonctionnement du tournoi cette semaine. Photo Baptiste GouretSur les courts ou en dehors, une centaine de bénévoles fourmillent depuis trois jours sur le site du BNC Tennis Open. Du ramasseur de balles âgé de 10 ans au juge de ligne expérimenté, ils représentent un vivier fidèle et essentiel au bon fonctionnement du tournoi. Reportage.
Dans les allées du complexe de la Ligue, au Ouen Toro, ils s’activent aux abords des courts, flanqués de leurs t-shirts orange ou bleus caractéristiques. Sous un tivoli, Pierre et Thomas, patientent à l’ombre en attendant de pénétrer sur le terrain, où les attend une chaleur écrasante. "Si on est au filet, ça va être dur, c’est là où tu coures le plus", s’inquiète Pierre, 14 ans. Les deux frères font partie des quarante ramasseurs de balles bénévoles recrutés cette année par l’organisation du BNC Tennis Open, tournoi du circuit professionnel organisé chaque année à Nouméa. Depuis qu’il a l’âge requis, à savoir 10 ans, Pierre ne loupe jamais le Challenger.
Fan de tennis, le licencié du club du Mont-Coffyn, quelque peu refroidi par "beaucoup trop de défaites" cette saison à son goût, ne se lasse pas de côtoyer les tennismen professionnels. "On est sur le terrain avec eux, c’est génial", s’enthousiasme l’adolescent. Son engagement s’explique aussi par "l’ambiance" du tournoi, tant avec les joueurs que le reste des bénévoles. "On se connaît tous, on joue au tennis ensemble", raconte Pierre.
"Un privilège"
"Cette année, on n’a même pas eu besoin de chercher des ramasseurs de balles, ils se sont tous proposés", abonde Mélodie Dalle, directrice du tournoi et récemment élue présidente de la Ligue calédonienne de tennis. Pour cette 21e édition, 115 bénévoles participent au BNC Tennis Open jusqu’au 10 janvier. Au-delà des ramasseurs de balles, l’organisation du tournoi peut compter sur une trentaine de juges de ligne et autant d’hôtesses, en plus du "staff encadrant".
Chaque année depuis trois ans, Clio, formatrice à l’école d’infirmières, pose une semaine de congé pour participer au tournoi, où elle gère une équipe d’hôtesses consacrée aux relations avec les joueurs. Huit bénévoles bilingues aux petits soins des pros. "On leur réserve les terrains d’entraînement, on prévoit leurs linges et leurs serviettes, ainsi que leurs balles", expose Clio. Elle voit sa fonction comme "un privilège", celui de fréquenter "des grands joueurs" durant sept jours, bien que sa fonction lui laisse rarement le temps de profiter d’un match. "Surtout les premiers jours, tous les joueurs sont encore en lice, on court partout."

Pierre et son petit frère, Thomas, sont tous les deux ramasseurs de balle cette année pour le tournoi nouméen, où ils peuvent côtoyer chaque jour les joueurs professionnels. Photo Baptiste GouretEux pressent moins le pas, mais doivent redoubler d’attention sur le court. Répartis aux quatre coins du terrain, les juges de ligne sont les yeux de l’arbitre de chaise, chargé de comptabiliser les points. S’ils sont considérés comme membres à part entière du plateau de bénévoles, les juges de ligne sont toutefois indemnisés par l’ATP, l’association des joueurs de tennis professionnels. "Sans ça, ce serait difficile de recruter suffisamment de monde, pense Vaclav, qui a déjà participé à cinq reprises au tournoi de Nouméa en tant que juge de ligne. C’est dur, il fait souvent très chaud, et les journées sont longues. Tu arrives parfois à 8 heures et tu peux repartir à 23 heures, il faut être motivé." D’autant que la plupart des juges de ligne doivent, à l’image de Vaclav, poser une semaine de congé pour participer au Challenger. "Après, on est avant tout des passionnés, note-t-il. L’idée, c’est de donner un coup de main à la Ligue de tennis et à l’organisation."
Une "bande de copains"
Au-delà du dédommagement, ce statut singulier des juges de ligne leur permet de prétendre à une place au sein d’autres compétitions majeures, jusqu’à Roland-Garros, célèbre tournoi du Grand Chelem parisien. Parmi ceux engagés sur l’Open de Nouméa, certains "n’ont encore jamais arbitré", indique Anne-Louise Marquion, cheffe des arbitres, envoyée de l’Hexagone par l’ATP. Qu’importe : "on ne les choisit pas en fonction de l’expérience", souligne-t-elle. Tous ont néanmoins pu bénéficier d’une formation accélérée avant le début du tournoi. "Si nécessaire, on leur fait des retours après match et on leur propose quelques ajustements techniques", poursuit Anne-Louise Marquion.
"Runners", chargés d’assurer le ravitaillement en eau et en nourriture des joueurs durant leurs matchs, ou encore les cordeurs de raquettes complètent cette vaste équipe de bénévoles, sans qui le BNC Tennis Open ne serait rien. Une "bande de copains", constate Mélodie Dalle, souvent contrainte de chasser des ramasseurs de balles "qui ne veulent plus rentrer chez eux le soir", sourit la directrice du Challenger. Une atmosphère en partie responsable de la bonne réputation dont jouit le tournoi de tennis nouméen, depuis plus de vingt ans, sur le circuit professionnel.
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