Nouvelle Calédonie
  • Y.M | Crée le 11.07.2019 à 04h25 | Mis à jour le 11.07.2019 à 06h54
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    KNS accuse un nouveau coup, cette fois d’ordre social, après la fuite de matière en fusion sur le four N° 1 fin juin. Photo archives LNC

    SOCIAL. Réveil difficile à Vavouto. Dès 3 h 30 hier matin, le GDPL Taa Maa Pwanefuk, de la tribu voisine d’Oundjo, bloquait l’entrée du site de Koniambo Nickel. Une quinzaine de manifestants étaient au départ mobilisés. « Les revendications tiennent essentiellement à des attributions de contrats, soulignait l’industriel, dans le courant de la matinée. Nous avons pris les mesures afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens sur site et nos activités critiques se poursuivent. Dans notre contexte actuel de montée en puissance, nous tenons à souligner l’importance d’une reprise normale des activités au plus vite afin de ne pas pénaliser nos efforts pour faire de Koniambo Nickel une entreprise durable. » Un constat d’huissier a été réalisé.

    Cadenas posé

    La tension a été en partie relâchée à l’entrée du site en fin de matinée. Un préalable fixé par la direction de KNS avant d’ouvrir des négociations. Ces discussions se sont tenues entre 13 heures et 18 heures, à la tribu d’Oundjo. De l’avis de participants, les échanges furent cordiaux. Sauf à l’issue, où un point d’achoppement a surgi à l’évocation de sanctions - comme la règle en vigueur le stipule - à l’égard de sous-traitants de KNS ayant participé quelques heures plus tôt au blocage.

    En cours de journée, des employés ont pu sortir, des équipes de nuit ont accédé à leur poste. Mais en tout début de soirée, des manifestants posaient un cadenas sur le portail d’entrée de l’usine, le site était à nouveau bloqué.

    Koniambo Nickel entretient des relations régulières avec ce GDPL, groupement de droit particulier local qui intervient à Vavouto pour l’entretien d’espaces verts, du nettoyage, ou encore des activités de sûreté.

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