Pacifique
  • AFP | Crée le 18.10.2018 à 05h39 | Mis à jour le 18.10.2018 à 08h28
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    Scott Morrison a dû intervenir au Parlement pour éteindre la mèche. Photo AFP

    AUSTRALIE. Confronté à un tollé politique et à des menaces de représailles économiques, le Premier ministre australien est revenu sur un éventuel transfert de l’ambassade de son pays à Jérusalem. Alors qu’il était accusé de jeter aux orties soixante-dix ans de diplomatie à des fins de politique intérieure, Scott Morrison est venu dire au Parlement qu’aucune décision n’avait été prise.

    Quelques heures auparavant, il avait convoqué une conférence de presse au cours de laquelle il se disait « ouvert » à des propositions de reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël et à un transfert de l’ambassade d’Australie dans cette ville.

    Le Premier ministre a expliqué aux parlementaires qu’il « sonderait les vues avant que le gouvernement ne se fasse une opinion sur cette question ». Jérusalem est revendiquée à la fois par les Israéliens et par les Palestiniens et la plupart des pays étrangers ont évité d’y loger leur représentation. Donald Trump y a néanmoins transféré l’ambassade des Etats-Unis en mai.

    Si le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué le projet australien, l’Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde et partenaire économique de Canberra, a mal réagi. Un haut responsable de Jakarta, cité par la chaîne ABC, a déclaré qu’un vaste projet d’accord commercial - en négociation depuis cinq ans et qui doit être finalisé avant la fin de l’année - pourrait rester au placard.

    Les déclarations de M. Morrison coïncident avec une législative partielle cruciale pour son gouvernement puisque le résultat pourrait lui coûter sa maigre majorité parlementaire (un siège). L’élection a lieu samedi à Sydney dans une circonscription à forte population juive où le candidat du Parti libéral de M. Morrison est en mauvaise posture selon les sondages.

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