Pacifique
  • | Crée le 26.08.2017 à 04h25 | Mis à jour le 26.08.2017 à 04h25
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    Le gouvernement conservateur australien devra attendre au moins deux mois avant de savoir si sa très courte majorité à la chambre des Représentants est remise en cause par l’affaire de la double nationalité de certains de ses membres.

    Sept parlementaires, issus de plusieurs partis, se sont retrouvés piégés par une clause de la Constitution qui interdit aux titulaires d’une double nationalité de siéger au Parlement.

    La coalition conservatrice du Premier ministre, Malcolm Turnbul, ne détient qu’un siège de majorité à la chambre basse du Parlement. Or, le Premier ministre adjoint, Barnaby Joyce, s’est découvert une nationalité néo-zélandaise.

    La Haute cour, qui a commencé à examiner le dossier jeudi,

    a décidé de le renvoyer au 10 octobre, avec une audience prévue sur trois jours.

    Si la justice disqualifiait M. Joyce, le gouvernement pourrait être renversé. « Il est de toute évidence urgent d’éclaircir la situation », a déclaré le ministre de la Justice, George Brandis.

    L’institution avait été saisie initialement de cinq cas de parlementaires qui se sont retrouvés à leur insu dans l’illégalité mais deux autres cas s’ajouteront au dossier à l’audience d’octobre. M. Joyce a annoncé il a quelques jours qu’il était détenteur d’une nationalité néo-zélandaise héritée automatiquement de son père. Le Premier ministre adjoint, né en Australie, a refusé de démissionner. Deux autres membres du gouvernement sont concernés, les sénateurs Fiona Nash et Matt Canavan. Ce dernier a souhaité quitter son poste de ministre des Ressources après s’être découvert une nationalité italienne.

    La saga avait commencé en juillet avec la démission du sénateur vert Scott Ludman, également titulaire de la nationalité néo-zélandaise.

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