fbpx
    Pacifique
  • AFP | Crée le 09.01.2026 à 07h44 | Mis à jour le 09.01.2026 à 07h44
    Imprimer
    Le Premier ministre australien a annoncé l’ouverture d’une commission d’enquête nationale pour faire la lumière sur la tuerie de Sydney. Photo AFP/David Gray
    Annoncée par le Premier ministre, elle doit permettre d’identifier les dysfonctionnements qui ont rendu possible la tuerie survenue à Bondi le 14 décembre et qui a fait 15 morts.

    L’Australie va finalement établir une commission d’enquête nationale disposant de larges pouvoirs sur la tuerie antisémite de Sydney, qui a fait 15 morts en décembre, pour identifier les dysfonctionnements, a annoncé jeudi 8 janvier le Premier ministre Anthony Albanese. "J’ai répété à plusieurs reprises que la priorité de notre gouvernement est de promouvoir l’unité et la cohésion sociale. C’est ce dont l’Australie a besoin pour guérir", a-t-il déclaré aux journalistes en annonçant une "commission d’enquête royale fédérale".

    Deux assaillants, un père et son fils, Sajid et Naveed Akram, ont ouvert le feu à au moins 40 reprises, pendant une dizaine de minutes dimanche 14 décembre, sur une foule rassemblée sur la plage de Bondi à Sydney, pour célébrer la fête juive de Hanouka. Le père, de nationalité indienne, a été tué par la police. Son fils de 24 ans, né en Australie dont il détient la nationalité, est aux mains des autorités.

    La commission royale, commission d’enquête publique du plus haut niveau en Australie, disposant de larges pouvoirs, devra se pencher notamment sur les dysfonctionnements du renseignement ou la montée de l’antisémitisme en Australie. Le Premier ministre Albanese n’avait jusque-là pas répondu favorablement aux demandes d’enquête fédérale, déclarant qu’une commission royale de niveau régional, dans l’État de Nouvelle-Galles du Sud, où l’attentat a eu lieu, devait suffire.

    "Des réponses" demandées

    Les familles des victimes avaient écrit en décembre une lettre au Premier ministre en demandant "des réponses" et une enquête de niveau fédéral, tandis que des dirigeants d’entreprise, des scientifiques et des sportifs avaient appuyé cette demande. "Ce que nous avons fait, c’est écouter, et […] nous sommes parvenus aujourd’hui à l’issue appropriée pour l’unité nationale", a déclaré M. Albanese.

    Les commissions royales tiennent des audiences publiques qui peuvent parfois durer plusieurs années. L’enquête sur la tuerie de Bondi sera dirigée par Virginia Bell, une ancienne juge de la Haute Cour. La police a indiqué en décembre que les assaillants avaient vraisemblablement agi seuls et ne faisaient pas partie d’une organisation terroriste.

    Naveed Akram avait toutefois été repéré par l’agence de renseignement australienne en 2019, avant de disparaître des radars, celle-ci ayant conclu qu’il ne représentait pas de menace imminente. Le Premier ministre a précisé qu’un rapport sur la réponse des services de sécurité dans cette affaire, attendu en avril, sera désormais intégré aux travaux de la commission royale.

    Progression de l’antisémitisme

    Face au choc provoqué par la pire tuerie en Australie depuis plus de 30 ans, le gouvernement a aussi annoncé qu’il comptait durcir la législation australienne contre l’extrémisme et lancer un programme de rachat des armes à feu en circulation. Il a fait face à des critiques au sein de la communauté juive, certains estimant que leur cri d’alarme face à la montée de l’antisémitisme depuis le 7-Octobre n’avait pas été pris en compte.

    Jillian Segal, responsable chargée par le gouvernement de la lutte contre l’antisémitisme, a mis en garde contre des préjugés grandissants contre la communauté juive depuis plusieurs années en Australie. "Je pense qu’il est important que le gouvernement ait écouté toutes celles et ceux qui ont plaidé pour une telle commission, a-t-elle déclaré. Cela reflète la gravité de la progression de l’antisémitisme et son impact sur notre pays et sur notre démocratie."

    La dernière commission royale fédérale en date remonte à 2022. Elle était chargée d’enquêter sur un vaste scandale de demandes de recouvrement de dettes frauduleuses. D’autres commissions s’étaient penchées sur des dysfonctionnements après des affaires de pédocriminalité ou de protection de l’environnement.

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS