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    Pacifique
  • AFP | Crée le 07.03.2024 à 10h18 | Mis à jour le 07.03.2024 à 10h18
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    Lors du sommet entre les pays d’Asie du Sud-Est et l’Australie, mercredi, le président philippin Ferdinand Marcos a haussé le ton affirmant "considérer avec une vive inquiétude les manœuvres chinoises" en mer de Chine méridionale. Photo Penny STEPHENS / AFP
    Les dirigeants des pays d’Asie du sud-est (Asean) et d’Australie ont mis en garde mercredi contre les actions qui "menacent la paix" en mer de Chine méridionale, après de nouveaux incidents entre la Chine et les Philippines dans ces eaux disputées.

    Les tensions en mer de Chine méridionale se sont aggravées cette semaine. Les garde-côtes philippins ont accusé leurs homologues chinois d’avoir provoqué des collisions avec deux de leurs bateaux et d’avoir blessé quatre de leurs personnels avec des canons à eau mardi près du récif de Second Thomas, théâtre régulier de confrontations.

    Le président philippin Ferdinand Marcos a également haussé le ton mercredi, affirmant "considérer avec une vive inquiétude ces manœuvres et actions dangereuses qui se poursuivent contre nos marins et nos garde-côtes".

    De son côté, Pékin a accusé les forces philippines, soutenues par Washington, d’avoir "volontairement" percuté un navire chinois pour provoquer un incident après leur "intrusion" dans la zone.

    Au dernier jour de leur réunion entamée lundi à Melbourne, les dix pays d’Asie du sud-est (Asean) et l’Australie ont publié mercredi une déclaration finale visant implicitement Pékin.

    "Nous encourageons tous les pays à éviter toute action unilatérale qui menacerait la paix, la sécurité et la stabilité dans la région", ont-ils écrit. "Nous reconnaissons les avantages de la mer de Chine méridionale en tant que mer de paix, de stabilité et de prospérité", ajoute leur déclaration.

    Pékin a aussitôt réagi, accusant les Etats-Unis d’utiliser les Philippines comme un "pion" en mer de Chine méridionale.

    "Les Philippines ne doivent pas se laisser manipuler par les Etats-Unis", a affirmé devant la presse à Pékin Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

    Manille et Pékin ont une longue histoire de différends maritimes en mer de Chine méridionale, par laquelle transitent chaque année des milliards de dollars de marchandises, et les actions de plus en plus agressives de Pékin suscitent l’inquiétude.

    "Harcèlement"

    La Chine revendique la quasi-totalité de cette étendue marine, y compris des eaux et des îles proches des côtes de plusieurs pays riverains, et a ignoré la décision d’un tribunal international en 2016 qui avait jugé ces prétentions sans fondement juridique.

    Les Philippines, Brunei, la Malaisie, Taïwan et le Vietnam revendiquent également plusieurs récifs et îlots dans cette mer, dont certaines zones pourraient receler du pétrole.

    Au jour de l’ouverture du sommet, lundi, le ministre philippin des Affaires étrangères Enrique Manalo avait exhorté Pékin à "arrêter de (les) harceler". L’incident maritime entre la Chine et les Philippines a eu lieu le lendemain.

    Pendant longtemps, l’Asean a joué la carte de l’apaisement dans cette inextricable querelle territoriale. Mais en raison de l’atmosphère de plus en plus tendue dans la région, des pays, notamment les Philippines, font pression pour que l’organisation adopte une position plus ferme. Et l’Australie, proche alliée des Etats-Unis, se montre de plus en plus disposée à se dresser contre la Chine. "Nous devons veiller à ce que les activités menées en mer de Chine méridionale atténuent les tensions et ne les aggravent pas", a déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese, pendant le sommet.

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