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  • AFP | Crée le 27.01.2026 à 09h25 | Mis à jour le 27.01.2026 à 13h56
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    Photo d'illustration Photo AFP/WILLIAM WEST
    Des rassemblements en faveur des droits des peuples autochtones ont marqué l’Australia Day, lundi 26 janvier, tandis qu’un engin suspect a entraîné l’évacuation d’une manifestation à Perth et que des tensions ont été signalées dans plusieurs villes.

    Des milliers de personnes se sont rassemblées pour défendre les droits des peuples autochtones à l’occasion de l’Australia Day, lundi 26 janvier, une manifestation ayant été interrompue par la découverte d’un engin suspect contenant des vis et des billes d’acier.

    De grandes foules ont bravé une vague de chaleur dans une grande partie du pays pour célébrer la fête nationale, qui marque l’arrivée en 1788 d’une flotte britannique dans le port de Sydney.

    Des militants ont réclamé justice pour les peuples autochtones, beaucoup brandissant des banderoles qui proclamaient : "Ça a toujours été, et ça restera toujours une terre aborigène."

    À Perth, la police a indiqué avoir évacué un rassemblement de quelques centaines de personnes après la découverte, devant la scène, d’un petit dispositif "très rudimentaire" contenant des vis et des billes d’acier enroulées autour d’un liquide non identifié dans un récipient en verre. Des enquêteurs ont arrêté un homme de 31 ans mais il n’a pas été inculpé à ce stade, selon la police d’Australie-Occidentale.

    À Sydney, la police a autorisé la tenue des manifestations malgré les restrictions imposées après la tuerie antisémite sur la plage de Bondi, le 14 décembre, qui a fait quinze morts.

    "Jour de deuil"

    Des millions d’Australiens célèbrent chaque année ce jour férié avec des bières et des barbecues dans le jardin ou en passant la journée à la mer.

    Sur plusieurs plages de Sydney et alentours, des baigneurs ont cette année été contraints de sortir de l’eau par crainte des requins, après une série d’attaques dans la région ce mois-ci.

    De nombreux militants des droits des peuples autochtones décrivent le débarquement britannique du 26 janvier 1788 comme le "Jour de l’invasion", qui a inauguré une période d’oppression, de spoliation des terres, de massacres et d’arrachement des enfants à leurs familles.

    Ils ont toujours une espérance de vie inférieure de 8 ans à celle des autres Australiens.

    "Choisissons un autre jour, parce que tout le monde aime ce pays et tout le monde veut faire la fête. Mais on ne célèbre pas un jour de deuil", a déclaré Kody Bardy, 44 ans.

    Une autre manifestante autochtone, Reeyah Dinah Lotoanie, 23 ans, a appelé à reconnaître qu’un génocide a eu lieu en Australie. "Des bateaux sont quand même arrivés à Sydney et ont décidé de tuer tellement de personnes parmi nous".

    Dans le même temps, des milliers de personnes ont participé à des manifestations anti-immigration "March for Australia" dans plusieurs villes.

    La police a indiqué enquêter sur trois agressions présumées à Melbourne, dont une impliquant des insultes racistes et un salut nazi.

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