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  • AFP | Crée le 29.01.2026 à 07h13 | Mis à jour le 29.01.2026 à 07h13
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    Les pays du Pacifique pourraient être particulièrement vulnérables à la pollution par les microplastiques en raison de leurs systèmes de gestion des déchets limités et de la croissance urbaine rapide dans certaines îles Photo d'illustration Anthony Tejero
    Une étude publiée dans une revue scientifique révèle la présence de microplastiques dans un tiers des poissons analysés aux Fidji, à Tonga, à Tuvalu et au Vanuatu, avec de fortes disparités selon les pays et des niveaux globalement inférieurs à la moyenne mondiale, sans que les risques sanitaires puissent encore être clairement établis.

    Des microplastiques sont présents dans un tiers des poissons étudiés dans les eaux de quatre pays du Pacifique, moins que la moyenne mondiale, mais avec des disparités importantes selon le territoire, apprend-on dans une étude publiée jeudi 29 janvier dans la revue scientifique PLOS One.

    Les dix-neuf scientifiques à l’origine de l’article, qui travaillent dans des centres de recherche ou des universités dans la région, mais aussi en Allemagne et au Japon, ont recherché des microplastiques dans les corps de 900 poissons de 138 espèces pêchées pour la consommation aux Fidji, à Tonga, à Tuvalu et au Vanuatu.

    La propagation de la contamination par les microplastiques dans les poissons des eaux de ces îles était inférieure à la moyenne mondiale de 49 %, selon l’étude menée par Jasha Dehm, chercheur à l’Université du Pacifique Sud à Suva, aux Fidji.

    "Des plastiques dans presque tout"

    Et les scientifiques ont été surpris par la variation importante suivant le pays. Au moins un microplastique a été trouvé dans 75 % des poissons au large des Fidji, mais dans seulement 5 % des poissons au large du Vanuatu, peut-on lire dans l’article.

    Amanda Ford, coautrice et maître de conférences en sciences de la mer à l’Université du Pacifique Sud, a déclaré que les faibles niveaux observés dans cette dernière région étaient "surprenants" et pourraient être le résultat de certaines pratiques de gestion des déchets ou de courants océaniques différents.

    Amanda Ford a toutefois concédé qu'"il est important de ne pas céder à l’alarmisme". "Nous devons accepter que dans presque tout, qu’il s’agisse de sel de table ou de boissons, les gens trouvent des plastiques", a-t-elle expliqué.

    Croissance urbaine rapide

    Ces résultats sont simplement "la preuve que le plastique qui finit dans l’océan se décompose en petits morceaux qui peuvent se retrouver dans la nourriture", a-t-elle ajouté.

    Selon cette étude, les pays du Pacifique pourraient être particulièrement vulnérables à la pollution par les microplastiques en raison de leurs systèmes de gestion des déchets limités et de la croissance urbaine rapide dans certaines îles.

    Les conséquences sanitaires de la consommation de microplastiques restent floues, en particulier au regard des faibles niveaux de contamination observés dans de nombreux échantillons.

    "Nous ne pouvons pas encore tirer de conclusions claires sur les risques", a déclaré Amanda Ford.

    Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, le volume de plastique dans l’océan est estimé entre 75 et 199 millions de tonnes.

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