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  • AFP | Crée le 16.04.2019 à 04h30 | Mis à jour le 16.04.2019 à 09h30
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    Alaa Rajab, Louisa Akavi et Nabil Bakdounes ont été enlevés le 13 octobre 2013 par le groupe Etat islamique sur la route d’Idleb où ils allaient livrer du matériel médical. Que sont-ils devenus ?Photos AFP
    Kidnapping. Cela fait presque six ans que cette infirmière néo-zélandaise a été enlevée en Syrie. Le Comité international de la Croix-Rouge a lancé un nouvel appel pour obtenir de ses nouvelles, alors que Wellington a envoyé une équipe pour la localiser.

    Le 13 octobre 2013, Louisa Akavi, une infirmière néo- zélandaise, est accompagnée d’Alaa Rajab et de Nabil Bakdounes, de nationalité syrienne. Tous trois se rendent avec un convoi humanitaire à Idleb, au nord-ouest de la Syrie, où ils doivent fournir du matériel médical à des établissements de soins de la ville, lorsque des hommes armés arrêtent leurs véhicules. Sept personnes du convoi sont alors été kidnappées, quatre sont libérées le lendemain. Mais depuis, personne n’a revu le trio. Dimanche, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé un appel pour les retrouver.

    Luoisa est une infirmière « expérimentée, dévouée et reconnue pour sa force de caractère », qui avait accompli, avant son enlèvement, 17 missions sur le terrain pour la Croix-Rouge néo-zélandaise et le Comité international de la Croix-Rouge, a indiqué ce dernier. Alaa Rajab et Nabil Bakdounes, de nationalité syrienne, employés comme chauffeurs, avaient pour tâche d’acheminer l’assistance humanitaire du CICR partout dans le pays. Peu après leur enlèvement, le CICR avait précisé que le convoi humanitaire était reconnaissable car il disposait du célèbre emblème de l’organisation, une croix-rouge sur un fond blanc.

    L’organisme a révélé dimanche avoir su dès le départ que l’infirmière néo-zélandaise était aux mains du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie.

     

    Forces spéciales envoyées sur place

    « Ces cinq dernières années ont été un calvaire pour les familles de nos trois collègues. Louisa a la vraie carrure de l’humanitaire pleine de compassion. Très engagés eux aussi, Alaa et Nabil étaient de véritables piliers de nos activités de secours », a expliqué le directeur des opérations du CICR, Dominik Stillhart

    De son côté, le gouvernement néo-zélandais a annoncé hier que des membres de ses forces spéciales avaient fait des incursions en Syrie pour rechercher Louisa Akavi. « Une équipe basée en Irak a été envoyée pour la localiser. Elle comprend des membres des NZDF (Forces de défense néo-zélandaises) provenant des Forces des opérations spéciales. Cette équipe doit identifier les opportunités de récupérer Mme Akavi », a indiqué Winston Peters, vice-Premier ministre néo-zélandais.

    Il a expliqué que les informations sur cet enlèvement n’avaient pas été rendues publiques pour protéger les otages mais pensait que Mme Akavi, 62 ans, était toujours détenue par des membres de l’EI.

     

    Toujours en vie

    Les dernières informations « fiables » indiquent que l’infirmière était encore en vie à la fin de 2018, note le CICR qui n’est en revanche jamais parvenu à obtenir des renseignements sur le sort des deux chauffeurs syriens. Le New York Times rapporte, lui, qu’au moins deux personnes ont dit l’avoir vue en décembre dans une clinique de Soussa, un des ultimes bastions de l’EI. Des témoins l’auraient vue pratiquer des soins sous contrôle de l’Etat islamique, ce qui laissait penser qu’elle n’était alors plus confinée dans une cellule.

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