Pacifique
  • LDT | Crée le 06.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 06.06.2019 à 08h04
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    Depuis 2015, la commission d’information sur les anciens sites d’expérimentations nucléaires du Pacifique informe régulièrement le public sur les conséquences sanitaires et environnementales des activités exercées sur les anciens sites d’implantation d’in
    POLYNÉSIE FRANÇAISE. Lundi, Éric Requet, secrétaire général du haut-commissariat, a présidé la cinquième réunion de la commission d’information sur les anciens sites d’expérimentations nucléaires du Pacifique.

    En présence du ministre de la promotion des langues, de la culture, de la communication, Heremoana Maamaatuaiahutapu, et de la première vice-présidente de l’assemblée de la Polynésie française, Sylvana Puhetini, s’est tenue la commission d’information sur les anciens sites d’expérimentations nucléaires du Pacifique. Deux points étaient inscrits à l’ordre du jour de la séance d’hier.

    Le premier concernait le bilan radiologique annuel de la Polynésie française par Patrick Bouisset, directeur du laboratoire d’étude et de suivi de l’environnement à l’Institut de radioprotection de sûreté nucléaire (IRSN).

    Ce bilan est effectué à partir d’échantillons prélevés régulièrement dans les milieux atmosphérique, terrestre et marin de huit îles : Tahiti, Raiatea, Maupiti, Hiva Oa, Nuku Hiva, Mangareva, Tubuai et Raivavae. En 2017, l’exposition radiologique par ingestion a été évaluée à partir de l’analyse d’une série de plateaux repas et des boissons témoins, collectés midi et soir, durant cinq jours, à Tahiti.

    Les résultats des analyses menées en 2017 indiquent, selon le communiqué reçu hier par le haut-commissariat, que les doses totales annuelles ajoutées par la radioactivité d’origine artificielle (exposition externe, inhalation, ingestion) sont comparables aux valeurs des années antérieures, représentant moins de 0,2 % de l’exposition naturelle, évaluée à moins de 1,1 mSv/an (la moyenne annuelle dans l’Hexagone est de 2,9 mSv)*.

    Toujours selon le haut-commissariat, l’impact de l’accident de la centrale de Fukushima en 2011 n’a pas été décelé dans l’eau de mer, ni dans l’analyse des poissons pélagiques.

    Moruroa et Fangataufa stables

    Les prélèvements d’aérosols sont réalisés mensuellement à Tahiti depuis quarante-huit ans par filtration de l’air en continu.

    Une nouvelle station à grand débit d’aspiration a été mise en service en début d’année 2017 et permet d’aspirer 900m3/h d’air (trois fois plus élevé que la précédente station).

    Le bilan 2017-2018 sera disponible en fin d’année sur le site Internet de l’IRSN (www.irsn.fr). Quant aux deux atolls de Moruroa et Fangataufa, le communiqué du haut-commissariat précise que « les mesures réalisées en continu et complétées par une campagne annuelle de prélèvements montrent une radioactivité d’origine artificielle stable ou en décroissance. La radioactivité d’origine naturelle est prépondérante, en dehors des sédiments du fond du lagon contenant du plutonium dans trois zones à Moruroa et une zone à Fangataufa. Cette surveillance fait l’objet d’un rapport annuel disponible sur le site Internet du ministère des Armées.»

    * Le sievert (symbole : Sv) est l’« unité utilisée pour donner une évaluation de l’impact des rayonnements sur l’homme ».

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