fbpx
    Pacifique
  • AFP | Crée le 14.09.2026 à 17h57 | Mis à jour le 14.09.2026 à 17h57
    Imprimer
    Les dégâts environnementaux provoqués par l’activité minière de la mine Panguna, détenue par Rio Tinto, et l’absence de retombées financières ont été à l’origine de vives protestations au sein de la population dans les années 1990. Photo d’archives AFP
    Les autorités de Bougainville, une région autonome de Papouasie-Nouvelle-Guinée, ont dénoncé, le dimanche 13 septembre, des dégradations visant un projet de réouverture de la gigantesque mine de cuivre de Panguna, avertissant que la violence ne les ferait pas renoncer.

    La mine de Panguna, sur l’île de Bougainville, abrite l’un des plus importants gisements de cuivre au monde. Elle a été exploitée à partir de 1972 par le géant britannico-australien Rio Tinto. Mais la colère de la population locale concernant les dégâts environnementaux ou encore la répartition des bénéfices a déclenché un soulèvement, conduisant à sa fermeture en 1989.

    Ces accrochages entre armée et rebelles sécessionnistes ont tourné à la guerre civile (1988-1998) qui a fait 20 000 morts, soit 10 % de la population d’alors. Il s’agit du conflit le plus sanglant en Océanie depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Le président de la région autonome de Bougainville, Ishmael Toroama, s’est engagé à rouvrir l’installation, qui pourrait constituer une manne économique de poids pour cette île aux fortes velléités indépendantistes. En 2019, quelque 97 % des électeurs se sont prononcés pour sa séparation de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Bougainville jouit d’une autonomie depuis 2005, et ses dirigeants ont fixé à 2027 la date limite pour obtenir l’indépendance totale et quitter le giron de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

    Un accord avec une entreprise indienne

    Au cours du week-end, des images ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant des camions miniers et d’autres engins lourds incendiés par des saboteurs sur place.

    "Le gouvernement et le peuple de Bougainville ne seront pas intimidés par des individus ou des factions cherchant à saper nos efforts pour développer la mine de Panguna", a réagi Ishmael Toroama dans un communiqué. "Nous ne reculerons pas devant des actes de violence terroristes ayant pour but de causer la désunion et de nous distraire de notre projet visant à créer un Bougainville viable […] sur le plan économique", a ajouté le responsable.

    Ishmael Toroama a décroché un accord avec l’entreprise indienne Lloyds Metals and Energy afin de mener des travaux préparatoires à la réouverture de la mine. Les quelque 300 000 habitants de l’île sont toutefois divisés, en particulier sur l’impact environnemental d’une telle mesure.

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS