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  • AFP | Crée le 27.10.2026 à 11h20 | Mis à jour le 27.10.2026 à 11h21
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    Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, lors de la conférence de presse d’annonce des mesures que le gouvernement entend mettre en place pour les lycéens et les étudiants à Paris le lundi 26 octobre. Photo AFP / Dimitar Dilkoff
    Refonte des emplois du temps, pas plus de 28 élèves en seconde, remplacement de Parcoursup… Le gouvernement a dévoilé plusieurs mesures pour tenter d’éteindre la contestation lycéenne, le lundi 26 octobre. Ces annonces n’ont visiblement pas convaincu les organisations de jeunesse, qui appellent à poursuivre la mobilisation.

    Parcoursup remplacé en 2028

    Parcoursup, la plateforme d’orientation pour les études supérieures très critiquée depuis le début du mouvement, connaîtra une "évolution forte" dès la rentrée 2027, avec plus de clarté concernant les algorithmes, "avant un remplacement en 2028", qui nécessitera le vote d’une loi au Parlement, a indiqué lors d’une conférence de presse le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste.

    Un comité de réforme associant lycéens, enseignants et ministres, installé dès octobre, devra rendre des décisions définitives d’ici à fin novembre.

    Un débat parlementaire sans vote doit également se tenir mercredi à l’Assemblée nationale.

    Dès la campagne 2027, les formations devront rendre leurs critères de sélection plus transparents sur Parcoursup, justifier le recours aux lettres de motivation et expliquer systématiquement les refus de candidature.

    Le futur système, annoncé comme "plus simple", pourrait intégrer un outil d’orientation enrichi par l’IA et un accompagnement renforcé dès la classe de seconde.

    Les bourses étudiantes indexées sur l’inflation

    Les bourses étudiantes seront désormais indexées sur l’inflation. Cette revalorisation s’accompagnera d’une refonte du barème, afin de réintégrer dans le dispositif les étudiants qui ont progressivement perdu leur éligibilité. La mesure représente un coût supplémentaire de plus de 12 milliards de francs (100 millions d’euros) pour l’État.

    "Un premier pas du gouvernement", salue Manon Moret, secrétaire générale de l’Unef, "mais absolument pas suffisant, si derrière cela ne s’accompagne pas d’une augmentation drastique du nombre de boursiers".

    15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur

    Le gouvernement prévoit la création de 15 000 places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, principalement en Île-de-France, où la pression démographique étudiante est la plus forte. Une mesure jugée insuffisante par les organisations de jeunesse, qui réclament l’ouverture de 250 000 places.

    Dans le détail, ces nouvelles capacités se répartiront entre 10 000 places de BTS, en priorité dans les domaines de l’industrie et des sciences, 4 000 places d’IUT et 1 000 places supplémentaires dans les formations de santé.

    Des fonds débloqués pour rénover le bâti

    Le gouvernement prévoit 119 milliards de francs (1 milliard d’euros) pour rénover les universités dans le cadre d’un plan pluriannuel, avec les premiers chantiers dès 2027 sur plus de 50 sites.

    Il annonce aussi des prêts à taux réduit d’ici 2030 pour aider régions et départements à rénover lycées et collèges et les adapter au changement climatique. "Cette ligne budgétaire s’ajoute au 1,5 milliard d’euros qui avait déjà été engagé au titre de la rénovation des lycées", a précisé en conférence de presse le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray.

    28 élèves maximum en seconde

    Le gouvernement promet de plafonner les classes de seconde à 28 élèves. La mesure s’appliquera dès la rentrée 2027 dans la moitié des lycées publics, en priorité les plus défavorisés, avant d’être généralisée à l’ensemble des établissements publics en 2028.

    En première et en terminale, "nous allons remettre des moyens pour limiter considérablement le nombre d’élèves par groupe de spécialité", a également précisé Édouard Geffray.

    Créations de postes

    Pour accompagner le plafonnement des classes de seconde à 28 élèves, le gouvernement annonce la création de 500 postes supplémentaires dès le budget 2027.

    Il renonce également aux 836 suppressions de postes prévues dans le second degré public l’an prochain.

    En plus, 1 200 postes d’enseignants seront créés pour les 10 000 places supplémentaires ouvertes en BTS.

    Il confirme également ses mesures d’urgence, avec le redéploiement de 3 000 enseignants remplaçants devant les élèves à partir du 2 novembre et le recrutement en cours de 920 enseignants supplémentaires pour assurer les remplacements.

    Dans le projet de loi de finances 2027, va être ajoutée également la création de 200 postes supplémentaires d’infirmiers, de psychologues et d’assistants sociaux, en plus des 300 postes initialement annoncés.

    Refonte des emplois du temps

    Le gouvernement prévoit une refonte des emplois du temps à partir de la rentrée 2027, avec la garantie d’une pause déjeuner d’au moins une heure pour tous les lycéens.

    La réforme passera également par une révision des combinaisons d’enseignements de spécialité en première et terminale, afin de rendre les emplois du temps plus cohérents et plus équilibrés.

    Le contrôle continu en première remis en cause

    Le contrôle continu, pour le baccalauréat comme pour l’accès à l’enseignement supérieur, pourrait être totalement supprimé en première.

    Un groupe de travail sera chargé de réfléchir aux modalités du contrôle continu, ainsi qu’à l’organisation de certains enseignements, notamment l’enseignement scientifique.

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