Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 08.03.2018 à 07h51 | Mis à jour le 08.03.2018 à 13h54
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    JUSTICE. L’équipage qui transportait 1,4 tonne de drogue dans un voilier intercepté en juillet 2017 a été jugé en appel. L’avocat général a requis des peines allant de sept à dix ans de prison. La cour a mis sa décision en délibéré

    Ils n’ont rien changé de leur stratégie de défense. Jugés devant la cour d’appel, mardi, Gediminas Montvilas, Edgaras Ragauskas, Kristaps Stepens et Algimantas Vasiliauskas, trois Lituaniens et un Letton, interpellés le 27 juillet 2017 au large des Tonga sur un voilier où était cachée 1,4 tonne de cocaïne pure à 99 % dont la valeur avoisinait les 56 milliards de francs, ont nié connaître l’existence de la marchandise qu’ils convoyaient. C’est ce qu’ils avaient déjà affirmé en janvier dernier lors de leur procès devant le tribunal correctionnel où ils avaient été condamnés à des peines allant de six à sept années.

    « Les règles ont été bafouées »
    Il a fallu toute une journée aux magistrats de la cour d’appel pour étudier le dossier. Comme en première instance, deux avocats de la défense ont soulevé des nullités de la procédure concernant les opérations de la Marine nationale, de la perquisition du voilier et de la saisie de la drogue ainsi que de la rétention de l’équipage. « Le commandant du Vendémiaire n’avait pas le pouvoir pour constater les infractions à bord du voilier. Il n’a reçu l’habilitation délivrée par le haut-commissaire que le lendemain des opérations. Par ailleurs, la saisie de la cocaïne s’est déroulée sans aucune autorisation du procureur de la République », a avancé Me Barbara Brunard. Une procédure critiquée pour « son amateurisme » dont « les règles ont été bafouées », poursuit Me Adeline Mauduech-Pancrazi. Ces irrégularités du dossier dénoncées par les avocats de la défense ont été balayées d’un revers de main par l’avocat général, Claire Lanet. Un peu plus tard, la représentante du ministère public a requis de lourdes peines, demandant à la cour d’appel de condamner à sept, huit, neuf et dix années d’emprisonnement les membres de l’équipage. Compte tenu de la ligne de défense des prévenus, qui ont déclaré ne pas avoir été au courant de la nature de la marchandise transportée, les avocats de la défense ont tous plaidé la relaxe de leurs clients. Contrairement aux magistrats du tribunal correctionnel, ceux de la cour d’appel ont mis leur décision en délibéré. Ils devront en particulier se pencher sur les nullités soulevées par la défense. S’ils les acceptent, le dossier tombe et les prévenus sont relaxés. Dans le cas contraire, ceuxci risquent de lourdes peines

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