Nouvelle Calédonie
  • Jean-Alexis Gallien-Lamarche / jeanalexis.gallien@lnc.nc | Crée le 01.03.2018 à 04h24 | Mis à jour le 01.03.2018 à 07h27
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    JUSTICE. Laure Labat, présidente de l’association Pupuce & Co, avait déposé plainte racontant avoir été malmenée puis insultée par un agent de sécurité dans un supermarché de Nouméa à la fin du mois de janvier. L’enquête a été classée sans suite par le procureur, faute de preuves.

    Au terme de l’enquête, le parquet de Nouméa a décidé un classement sans suite pour « infraction insuffisamment caractérisée » concernant la plainte déposée à la fin du mois de janvier par Laure Labat, une maman handicapée moteur en fauteuil roulant. La présidente de Pupuce & Co accusait un agent de sécurité de l’avoir agressée et insultée dans un supermarché de Nouméa. Elle expliquait aux policiers que le vigile lui avait dit, d’un ton menaçant, que son chien d’assistance, Bella, ne pouvait pas rester dans le magasin. Malgré un document qu’elle lui aurait présenté justifiant la présence de l'animal à ses côtés notamment lors de l’achat de ses courses, l’agent aurait soulevé son chien, toujours selon ses dires, avant de la saisir par le tee-shirt et de la tirer vers la sortie, lui déboîtant l’épaule et lui retirant le cathéter qui lui injecte des médicaments antidouleur. Laure Labat signalait également avoir été insultée par ce même vigile lors de son passage en caisse.

    Des témoins confirment les propos du vigiale
    Au cours de leurs investigations, les policiers ont d’abord entendu le vigile, qui a fermement nié les violences. Selon celui-ci, décrit comme un agent sérieux par son employeur, il aurait proposé à la plaignante de garder son chien à l’extérieur car ceux-ci sont interdits dans le magasin. Il se serait ensuite approché pour détacher la laisse du chien du fauteuil roulant. C’est à ce moment-là que Laure Labat se serait énervée, explique l’agent. Enfin, celui-ci a reconnu les insultes après avoir été poussé à bout par la présidente de Pupuce & Co qui lui reprochait des violences. Les policiers ont ensuite interrogé une caissière qui a confirmé les propos du vigile, ajoutant qu’il était resté professionnel et courtois, tandis que la cliente était énervée après l’intervention du vigile. Un second témoin a également affirmé que l’agent avait expliqué poliment à la cliente que le chien était interdit dans le supermarché, réfutant les violences décrites par Laure Labat. Quant aux images extraites des caméras de vidéosurveillance, celles-ci ne montraient pas d’incident grave. Compte tenu du manque de preuves, le parquet a décidé de ne donner aucune suite à cette affaire.

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