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    Politique
  • Baptiste Gouret | Crée le 28.11.2023 à 14h23 | Mis à jour le 28.11.2023 à 14h23
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    Entre visite d’usine et réunions politiques, Gérald Darmanin a passé deux jours sur le territoire. Photo Anthony Tejero
    Le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer a quitté le territoire samedi soir, après deux jours de déplacement en Nouvelle-Calédonie. Rôle élargi du Sénat coutumier, dégel du corps électoral, nouvelle visite le 3 décembre… On fait le point sur les déclarations de Gérald Darmanin durant de sa visite.

    Vers une "place plus importante" du Sénat coutumier


    Victor Gogny et Gérald Darmanin ont échangé sur l’avenir institutionnel et la future place du Sénat coutumier. Photo Baptiste Gouret

    C’est au Sénat coutumier que Gérald Darmanin a commencé sa visite, vendredi 24 novembre. Reçu par son président, Victor Gogny, et les représentants des huit aires coutumières, le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer a profité de cette séquence pour évoquer immédiatement l’avenir institutionnel, notamment vis-à-vis de la future représentativité coutumière et kanak. "Avec le président de la République, nous souhaitons donner une place nouvelle au Sénat coutumier parmi les instances de la Nouvelle-Calédonie […] La place du monde coutumier et du monde kanak doit être encore plus forte." Gérard Darmanin se serait même montré "ouvert", selon Victor Gogny, à la proposition de faire du Sénat coutumier une seconde assemblée délibérante, au même titre que le Congrès.

    Une trilatérale sans l’UC et un ministre "échaudé"


    Après 2h45 de discussions avec la délégation ministérielle, l’UC et le RDO quittent le haut-commissariat, vendredi 24 novembre. Photo Anthony Tejero

    Les incertitudes planaient autour de la place que prendrait l’Union calédonienne dans la visite du ministre, alors que le parti s’était retiré des discussions avec l’État jugeant le document martyr "inacceptable". Finalement, la délégation de l’UC a été la première reçue par Gérald Darmanin, vendredi. Près de trois heures d’échanges au terme desquels le premier vice-président de l’UC, Gilbert Tyuienon, a évoqué "beaucoup de discussions de fond" et de nouvelles à venir. C’est ainsi que la décision d’organiser une réunion plénière dans l’après-midi a été prise par le ministre, vendredi matin, pour rassembler les délégations non indépendantistes et indépendantistes. Une séquence à laquelle l’UC a finalement décidé de ne pas participer. "J’ai été un peu échaudé de voir qu’une partie des indépendantistes, notamment l’Union calédonienne, ne voulait pas rentrer dans la discussion", a déploré Gérald Darmanin, samedi soir, lors de son interview à NC La 1ère, RRB et Caledonia.

    De retour le 3 décembre ?


    Après une première rencontre vendredi avec l’UC et le RDO, Gérald Darmanin a retrouvé ce groupe indépendantiste en bilatérale samedi après-midi. Photo Anthony Tejero

    Gérald Darmanin s’est toutefois dit prêt à revenir entre le 3 et le 6 décembre, à l’unique condition que soient organisées des discussions trilatérales avec l’ensemble des indépendantistes et non-indépendantistes. Autrement dit, "la balle est dans le camp de l’UC".

    Sans accord, le corps électoral dégelé au 31 décembre

    Gil Brial l’avait annoncé à la sortie de la réunion plénière, samedi après-midi : "soit on est en capacité de trouver un accord entre indépendantistes et non-indépendantistes et il y a un changement profond de la Constitution, soit il n’y a pas d’accord et alors d’ici la fin de l’année, l’État enclenche une modification pour que le corps électoral soit dégelé." Des propos confirmés par Gérald Darmanin, lors son interview télévisée du soir : "Au 31 décembre, s’il n’y a pas d’accord, je déposerai, avec la Première ministre, un projet de loi organique, pour modifier les listes électorales pour les élections provinciales qui se tiendront en 2024." Par ailleurs, le Conseil d’État a été saisi et rendra son avis définitif sur le corps électoral le 8 ou 9 décembre. Ce dégel serait accompagné d’un "rééquilibrage" des élus au Congrès, pour permettre notamment à la province Sud d’y être davantage représentée.

    Une autodétermination sans condition de date


    Une réunion plénière sur l’avenir institutionnel autour de Gérald Darmanin s’est tenue, vendredi, avec les délégations non-indépendantiste et de l’Uni. Photo Anthony Tejero

    Le futur statut de la Nouvelle-Calédonie passera par un changement de la Constitution et pourrait intégrer la possibilité d’accéder à l’autodétermination. Si une partie des conditions pour soumettre ce "référendum de projet" à la population reste à définir (deux tiers du Congrès, validation de l’État, etc.), le ministre de l’Intérieur a dit vouloir "qu’on arrête avec des dates et qu’on ne dise plus tous les 5 ou 10 ou 15 ans car cela empêche de la prospérité économique".

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