- Jean-Tenahe Faatau / Outremers 360 | Crée le 18.09.2026 à 08h45 | Mis à jour le 18.09.2026 à 08h45ImprimerAir Tahiti Nui, la compagnie aérienne polynésienne, va desservir Sydney à partir du 14 décembre. Photo DRLa compagnie internationale polynésienne Air Tahiti Nui est dans les starting-blocks pour l’ouverture, le 14 décembre, des vols directs entre Tahiti et Sydney, tout en travaillant au renouvellement de ses cabines à l’horizon 2028, rapporte notre partenaire Outremers 360.
"Ça se présente bien", assure Lionel Guérin, directeur général d’Air Tahiti Nui (ATN). La compagnie aérienne peut déjà compter sur son code-share avec Qantas – actuellement via Auckland -, qui lui permettra en vol direct d’atteindre "toute l’Australie, en correspondance sur le hub de Sydney qui est puissant". "Nous préparons aussi d’autres accords avec des compagnies asiatiques, pour amener des touristes de la région sur Papeete via Sydney." Lionel Guérin reste discret sur les négociations en cours avec les compagnies d’Asie.
Mais, le dirigeant affirme que "les Polynésiens ont hâte d’aller à Sydney". La compagnie n’en est pas à son coup d’essai sur cette destination, qu’elle desservait de 2005 à 2009. La crise financière et les difficultés d’ATN avaient contraint le transporteur à abandonner Sydney, en même temps que New York et Osaka.
Tahiti : "Une destination puissante"
Cette fois, Lionel Guérin entend s’appuyer sur le réseau de Qantas vers l’Europe, et toucher la clientèle américaine avec des "combinaisons". "Les Américains sont intéressés par l’idée de faire deux jours à Papeete et après d’aller à Sydney. Il y en a beaucoup qui rêvent d’aller à Tahiti, mais qui n’y allaient pas et qui vont à Sydney en direct. Ils vont pouvoir passer par Tahiti." "En fait, c’est une combinaison d’Européens, d’Américains, d’Australiens et de Polynésiens qui fera le succès de Sydney", explique-t-il.
Les Européens, selon Lionel Guérin, combinent eux beaucoup Tahiti avec d’autres destinations, comme les États-Unis, l’Australie et le Japon. "80 % du chiffre d’affaires d’ATN est fait en dehors de la Polynésie. C’est une compagnie internationale, Pacifique, mais aussi transatlantique, puisqu’elle vend du Paris-Los Angeles. Elle existe parce qu’elle a des alliances multiples." Et des opportunités d’alliances, la compagnie ne manquerait pas d’en recevoir, estime le directeur, parce que la Polynésie "intéresse beaucoup de monde" parmi les compagnies aériennes. "Je suis étonné de l’attrait de Tahiti. Tout le monde veut cocher Tahiti et ATN en alliés. Cette destination est puissante."
"Faire connaître la Polynésie aux Australiens"
Pour l’heure, les dirigeants d’Air Tahiti Nui sont prudents sur les projections de remplissage des vols entre Tahiti et Sydney. "On verra en 2027 comment cette ligne se comporte", glisse Lionel Guérin, qui compte aussi sur des promotions pour attirer les passagers lors des premiers mois de la desserte.

Jean-Marc Hasting, directeur France-Europe d’ATN, Lionel Guérin, directeur général, et Hiro Arbelot, président du conseil d’administration, au stand de Tahiti et ses îles, à l’IFTM Top Resa, à Paris. Photo Outremers 360"Il faut faire connaître la Polynésie aux Australiens", plutôt habitués aux destinations anglophones dans la région insulaire du Pacifique sud, comme Fidji ou les îles Cook, desservies par Jetstar depuis Sydney et Brisbane, voire en Nouvelle-Calédonie pour la partie francophone. "Il y a beaucoup d’opérations avec les médias, avec les tour-opérateurs, avec les agences de voyages, ainsi que des road shows qui vont être faits sur le lancement."
Les cabines renouvelées en 2028
L’autre sujet chaud de la compagnie polynésienne, c’est le renouvellement de ses cabines à l’horizon 2028, l’année de son trentième anniversaire. Pour ce faire, Air Tahiti Nui comptait sur un prêt de 8,5 milliards de francs inscrit au collectif budgétaire du gouvernement polynésien, son principal actionnaire. Il a finalement été ramené à 4 milliards de francs. Mais pas d’inquiétudes, souligne Lionel Guérin, qui évoque "un consensus politique". "Le pays nous soutient et je le remercie."
Le dirigeant estime que ce renouvellement est indispensable pour la compétitivité de la compagnie, le maintien de son attractivité, sa montée en gamme – les futures cabines auront huit sièges supplémentaires en business – et, par ricochet, l’augmentation de ses recettes.
La compagnie polynésienne, qui a débuté ses opérations en 1998 avec des Airbus A340, a renouvelé sa flotte entre 2018 et 2019, au moment de ses 20 ans, passant chez Boeing. Aujourd’hui, la direction planche sur son redressement, car si elle a transporté toujours plus de passagers ces dernières années, la concurrence à Tahiti-Faa’a lui a fait perdre en parts de marché et en rentabilité. C’est notamment pour relever la barre, que la compagnie se concentre sur l’Australie et l’Asie, avec le retour des vols vers le Japon toute l’année.
MERCI DE VOUS IDENTIFIER
Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.X
J'AI DÉJA UN COMPTEJE N'AI PAS DE COMPTE- Vous n'avez pas encore de compte ?
- Créer un nouveau compte
Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement. -
-
DANS LA MÊME RUBRIQUE
-
VOS RÉACTIONS




Les transports aériensà consulter ici











