- Alexandra Perrini / Radio1 Tahiti | Crée le 02.05.2026 à 09h05 | Mis à jour le 02.05.2026 à 09h05ImprimerTrois brancardiers du centre hospitalier de Polynésie française ont été placés en détention provisoire pour leur rôle présumé dans un trafic d’ice. Photo Radio1 TahitiAlors que la direction du Taaone, le centre hospitalier de Polynésie française, annonçait mercredi que plusieurs de ses agents étaient impliqués dans un trafic d’ice, trois brancardiers de l’hôpital et un homme sans emploi ont été présentés devant les juges jeudi 30 avril, et placés en détention provisoire. Explications avec notre partenaire Radio1 Tahiti.
" Dans cette affaire, il y a deux transporteurs, un organisateur et un financeur ", déclare le procureur. Ce jeudi 30 avril au tribunal, quatre hommes devaient comparaître pour tentative d’importation ou complicité. Trois d’entre eux sont brancardiers au centre hospitalier de Polynésie française (CHPF), dont deux depuis près de vingt ans. Le dernier, un homme qui présente un " léger handicap " selon son avocat Me Léo Peuillot, est le frère de l’un des brancardiers et est sans emploi. Ce mercredi, le CHPF annonçait dans un communiqué " que certains de ses 2 300 agents seraient mis en cause dans le cadre d’une procédure judiciaire relative à une affaire d’importation de stupéfiants ". D’après la direction, des tests de dépistage aléatoires seront annoncés lors de la prochaine commission avec les syndicats au cours du mois de mai.
Deux des prévenus ont été interpellés par la DEA (Drug Enforcement Administration) à Los Angeles, au début du mois d’avril, une arrestation dont TNTV s’était fait l’écho, avec sur eux 240 gramme d’ice, l’équivalent de 24 millions de francs. Ils avaient été depuis rapatriés. Les interrogations et les investigations avaient permis d’interpeller les deux autres personnes.
Il a un problème à la tête. S’il se prend un coup, il peut mourir
Si trois des suspects ne présentent aucune mention sur leur casier judiciaire, l’un des frères, le brancardier, avait déjà été condamné en 2024 pour complicité dans un trafic de stupéfiants. Son avocate, Me Diana Kintzler, a demandé que l’homme de 35 ans soit assigné à domicile avec un bracelet électronique. Dans sa défense, elle explique notamment que son client est un ancien consommateur d’ice qui a replongé en 2022 à la suite du décès de son bébé qui était âgé de deux mois. Elle évoque en parallèle une surpopulation carcérale pour éviter à son client l’emprisonnement provisoire.
Le frère, âgé quant à lui de 50 ans, souffre de troubles psychologiques. D’après Me Peuillot, son état de santé n’est pas compatible avec la détention. " C’est quelqu’un de solitaire qui n’embête personne. C’est le profil du brave homme handicapé ", poursuit le pénaliste qui précise que le père du suspect, présent dans la salle, est prêt à accueillir son fils chez lui. " Il a un problème à la tête. S’il se prend un coup, il peut mourir ", poursuit l’avocat qui précise que le suspect doit régulièrement consulter un neurologue.
" Sans même savoir ce qu’il avait acheté aux États-Unis "
Un troisième brancardier, un père de famille de 44 ans, est représenté par Me Sylvain Fromaigeat. L’avocat évoque une participation au trafic sans réelle intention. Tout comme le quatrième brancardier, un homme de 60 ans, qui a " voulu tenter sa chance ", d’après le pénaliste. Il dresse le portrait d’un homme qui " s’est retrouvé dans cette galère au caractère lucratif ". D’après lui, le sexagénaire a voulu ramener la drogue " sans même savoir ce qu’il avait acheté aux États-Unis ". L’avocat avait demandé pour ce prévenu, qui vit avec son épouse et travaille depuis plus de vingt ans à l’hôpital, une interdiction de contact avec les trois autres hommes.
Tous ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement prévu le 18 juin prochain.
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