fbpx
    Politique
  • Anne-Claire Pophillat | Crée le 08.06.2026 à 18h19 | Mis à jour le 08.06.2026 à 18h20
    Imprimer
    Philippe Dunoyer tire la liste "Nous, réunis ! Ton quotidien, la priorité" pour les provinciales, présentée dimanche 7 juin. Photo Anne-Claire Pophillat
    "Nous, réunis ! Ton quotidien, la priorité", tirée par Philippe Dunoyer, regroupe également le mouvement Réunis et La démocratie en Nouvelle-Calédonie de Claude Siret. La liste, présentée dimanche 7 juin, porte un message clair : en finir avec la logique des blocs, indépendance et non-indépendance, et s’attaquer à "l’urgence", c’est-à-dire "la résolution des problématiques économiques et sociales".

    Le jeudi 23 avril, Philippe Dunoyer, élu à la province Sud et au Congrès, annonçait quitter Calédonie ensemble, après vingt-deux ans passés au sein du parti. L’ancien député partageait sa décision de faire campagne pour les provinciales avec son nouveau mouvement "Nous".

    Depuis, Philippe Dunoyer s’est allié à deux autres formations, Réunis, d’Alexandre Machful, conseiller municipal à Nouméa, et La démocratie en Nouvelle-Calédonie, de Claude Siret. La liste, présentée dimanche 7 juin, regroupe des personnes "aux profils et aux horizons différents, indépendantistes et non-indépendantistes". "Nous avons voulu qu’elle incarne nos diversités, de l’agglomération à la Brousse et l’île des Pins, mais aussi la diversité générationnelle et socioprofessionnelle, il y a des salariés, des chefs d’entreprise, certains sont en recherche d’emploi, agriculteurs, étudiants ou fonctionnaires", liste Philippe Dunoyer, le seul élu présent sur "Nous, réunis ! Ton quotidien, la priorité".

    Parmi ceux qui l’entourent, l’avocate Nadine Pidjot-Allard, l’ancien adjoint au maire de Dumbéa Gérard Piolet ou encore le judoka Abédias Trindade de Abreu, qui œuvre eu sein de la direction de la culture, de la jeunesse et des sports de la province Sud.

    Un comité de soutien a également été créé, souligne l’ancien député, comprenant des personnalités de la société civile et du monde politique telles que Jean-Christophe Niautou, maire de Farino, Charles Brinon, maire de Sarraméa, Dominique Mégraoua, médecin à l’Agence sanitaire et sociale, Mathieu Série, vice-président de la commission médicale du CHT ou encore Léonard Sam, ancien universitaire et membre de Calédonie ensemble.

    "Lutter contre la fracture sociale"

    Ce qui les rassemble ? Ils sont tous "convaincus que l’urgence, c’est le quotidien, c’est de rétablir au plus vite une situation économique qui se dégrade tous les jours, de lutter contre une fracture sociale qui touche de plus en plus de Calédoniens, voire de la misère pour des centaines de familles", explique Philippe Dunoyer, qui juge ce positionnement "original" par rapport aux autres listes, axé sur les "attentes" de la population, plutôt que sur l’aspect institutionnel.

    "Les gens pensent tous les jours au travail, à l’école, au transport, à la santé… Ils s’interrogent pour savoir s’ils vont réussir à franchir la fin du mois, si leur entreprise va tenir, s’ils vont retrouver un emploi, si leurs enfants vont revenir sur le Caillou et être recrutés, etc." L’élu évoque les sociétés qui ferment, les salariés qui perdent leur emploi, le régime chômage qui serait, selon lui, en cessation de paiements en août.


    Une partie de l’équipe qui entoure Philippe Dunoyer, dont Évelyne Lèques (à g.), Claude Siret (à g.), Nadine Pidjot-Allard (à dr.) et Alexandre Matchful (à dr.). Photo Anne-Claire Pophillat

    Les candidats réunis dans le local du mouvement, situé sur la route de l’Anse-Vata, à côté du restaurant Open Rice, insistent sur leurs différentes sensibilités politiques, qu’ils ont mises de côté pour se lancer dans l’aventure. Un message qu’ils partagent tous : en finir avec la logique des blocs. "On a vécu sous cloche avec cette division pendant trente ans, témoigne Nadine Pidjot-Allard. Cela use la société, c’est énergivore. Je n’en veux plus, on ne s’y reconnaît plus", affirme l’avocate.

    Gérard Piolet en est également persuadé, "il faut arrêter tout ça et aller à l’essentiel. Regardons devant, occupons-nous de la jeunesse et amenons des réponses aux problèmes concrets des Calédoniens."

    "Sortir de ce biais"

    Car cette logique réduit le débat, poursuit Philippe Dunoyer, qui refuse de se positionner dans ce clivage entre indépendantistes et non-indépendantistes. "On ne veut plus être déterminés par une seule idée, parce que cette configuration nous empêche concrètement d’agir là où c’est nécessaire. Il faut sortir de ce biais."

    D’autant que la question de l’avenir institutionnel ne sera pas résolue avant au moins deux ans, estime-t-il, évoquant les présidentielles, puis les législatives de 2017. "Rien n’arrivera avant 2028. Deux ans, c’est une éternité pour ceux qui sont en difficulté ou craignent de l’être." "Nous, réunis !" concentre donc sa campagne sur le fait d’apporter des réponses "concrètes et finançables" à la crise. "On a par exemple réfléchi à comment sacraliser les dotations nécessaires au fonctionnement de la santé", indique le conseiller, ou encore à limiter l’augmentation du coût des carburants, afin d’agir sur le pouvoir d’achat.

    Concernant le statut de la Nouvelle-Calédonie, Philippe Dunoyer considère que la solution émergera des futures discussions qui seront menées et propose, en attendant, de revoir déjà la loi organique. "On peut voir ce qui, après vingt-huit ans, fonctionne ou pas, et parler non pas du point d’arrivée, mais du chemin à parcourir." "Nous, réunis ! Ton quotidien, la priorité" a indiqué que le programme serait détaillé dans un second temps.

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS