Référendum 2018
  • | Crée le 26.04.2018 à 04h25 | Mis à jour le 17.10.2018 à 13h46
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    Le député, accompagné d’une délégation de militants, est venu rencontrer quelques élus. Revenir à Maré dès 2018, une promesse de campagne qu’il dit avoir tenu à honorer. Photo S.M.
    Maré. Philippe Dunoyer, député de la première circonscription, est venu mardi échanger avec les grandes chefferies, les élus, les résidents et les militants.

    «Je suis le député des Îles. Je suis à votre disposition », a dit Philippe Dunoyer, qui a avoué y découvrir des réalités et des disparités qui l’invitent à porter sa voix là où cela lui semble le plus nécessaire. « Il faut se battre à Paris pour défendre ce que l’on a et obtenir plus. »

    Si les Loyauté font partie de la première circonscription, le député a reconnu « un grand écart entre Nouméa et les Îles », et veut, par exemple, que « l’Etat s’investisse pour pallier la double insularité qui contraint les îliens ».

     

    Bureaux de vote décentralisés

    Sujet prioritaire pour la commune de Maré, avec celui de la jeunesse, « la mobilité, c’est bien le lien avec le pays qui est en jeu », a exprimé Pierre Ngaiohni, son maire. Et d’évoquer les bureaux de vote décentralisés à Nouméa pour lesquels Yeiwene Yeiwene se battait déjà. Une actualité qui explique aussi la présence du député à Maré pour rencontrer résidents et militants afin d’expliquer la question du référendum et sa mise en œuvre pratique avec un nouveau décret à paraître. Un élu municipal a reconnu que les informations n’étaient pas encore assez claires pour la population et a demandé au député de contribuer au développement d’une communication plus efficace et cohérente. « Nous ne pourrons communiquer officiellement que lorsque le décret sera sorti. Les inscriptions sur ces bureaux seront possibles pendant trois mois, à partir de juin. On va devoir courir pour apporter l’information, car ces modifications doivent s’expliquer », a convenu Philippe Dunoyer.

    Outre le vote 2018, la préoccupation est allée à la capacité de la commune et de la province de financer leurs projets en sollicitant de nouveaux schémas de financement.

    « On ne peut que progresser dans ce domaine, car d’autres sources, que nous n’avions pas identifiées, existent. Nous y travaillons dorénavant. »

    Une confession du député qui, si elle se confirme, pourrait permettre à Maré de concrétiser ses projets de transition énergétique ou de gestion des déchets par exemple.

    Des fermes solaires, un centre de tri, un centre d’enfouissement réhabilité pourraient apparaître dans le paysage nengone en même temps que les carcasses de véhicules et autres encombrants disparaîtraient. « Je suis convaincu que les Loyauté peuvent être un exemple en la matière », a conclu le député face aux élus.

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