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  • Anthony Fillet / anthony.fillet@lnc.nc | Crée le 21.03.2019 à 04h25 | Mis à jour le 21.03.2019 à 09h07
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    Joël Wakanumuné, Raymond Saihuliwa, Cédric Décoiré, Geordy Gony, Nathanaël Hmaen, Raphaël Oirémoin et Joseph Tchacko étaient titulaires lundi contre Fidji. Photo Fiji Football association
    FOOTBALL. Battue 3-0 par Fidji lundi à Suva sans être dominée dans le jeu, la Calédonie tentera à 14 heures d’être plus efficace en attaque, à Lautoka, pour son 2e match amical de l’année.

    Son 18e match international sur le banc de la sélection, le 14e hors de Calédonie, Thierry Sardo l’imaginait autrement. Face à une équipe fidjienne qui lui avait réussi un an et demi plus tôt (2-2 et 2-1), il n’aurait pas trouvé scandaleux, lundi soir, d’ajouter un 8e résultat nul à son bilan, voire une 6e victoire, pas volée au vu de la physionomie de la rencontre.

    Au lieu de ça, l’ancien coach de Mouli, du Mont-Dore, de Lössi et de Tiga se retrouve à analyser sa 6e défaite, la 2e seulement en plus de deux ans. La plus grosse, surtout, car hormis la Nouvelle-Zélande (2-0) fin 2016 à Auckland, aucune nation (Tahiti, Malaisie, Estonie…) depuis trois saisons n’avait battu la Calédonie par plus d’un but d’écart. Et il faut revenir dix ans en arrière pour trouver trace d’un 3-0 encaissé.

    Du 4-2-3-1 au 4-3-3

    Forcément, « le score est lourd » et « fait mal à la tête » du sélectionneur, lequel a vu une « grosse domination, beaucoup de possession de balle et de belles phases de jeu, surtout en deuxième mi-temps ». La raison de l’échec, selon Thierry Sardo : « On n’a pas su conclure et on a été punis sur nos errements défensifs. On a aussi manqué d’un peu de rigueur. » Le premier but est parti d’un long dégagement du gardien fidjien (33e). « Sur le deuxième (45e), un corner, on est mal placés… » Et le troisième (90e) arrive après « une erreur du gardien », Raymond Saihuliwa.

    Alors, que retenir ? Jusque dans les trente derniers mètres, le 4-2-3-1 utilisé en première période a plutôt fonctionné, le jeu penchant un peu à gauche, du côté de Roy Kayara, meneur excentré combinant bien avec son latéral Joseph Tchacko. Les deux ont tenté leur chance de loin, en vain. Trouvé par Kayara, Raphaël Oirémoin, d’une tête croisée, a lui aussi vu le ballon fuir le cadre, pour ce qui fut l’action calédonienne la plus chaude (39e). « J’ai remarqué que leurs deux 6 (les milieux récupérateurs) nous faisaient mal, donc » à la pause « j’ai fait rentrer Cédrick Sansot : on est passés dans un espèce de système en 4-3-3 pour aller chercher les Fidjiens plus haut. On les a gênés dans la relance, on a pu combiner, fixer sur un côté puis renverser, on a vu de bons passages dans le dos. Malheureusement, les centres n’ont jamais abouti… Mais tout ça, ça se travaille », anticipe le sélectionneur.

    Vers « une équipe plus expérimentée »

    En plus de soigner la finition, « il va aussi falloir trouver un équilibre défensif ». La jeune charnière centrale formée par Kiam Wanesse et Gaëtan Gope-Iwate ne devrait pas être reconduite cet après-midi. Thierry Sardo, qui ce matin devait mener une dernière séance, songe à débuter en 4-3-3 et « mettre une équipe un peu plus expérimentée ». En rappelant que « des cadres », comme Rocky Nyikéine, Emile Béaruné ou Richard Sélé, « ne sont pas là » et remplacés par « beaucoup de jeunes » en manque de rythme, puisque la saison en Calédonie n’a pas débuté. Des joueurs venus pour « apprendre » et se montrer : le match face à l’Île Maurice sera le dernier avant la liste pour les Jeux du Pacifique en juillet, sachant qu’un tiers des 23 places devrait revenir aux expatriés en Europe, absents cette semaine à Fidji.


    Savoir +

    L’île Maurice, 1, 2 million d’habitants, dans l’Océan indien, est 156e au classement mondial (Fifa), deux places derrière la Calédonie. Il y a six mois, les Dodos (surnom de l’équipe nationale) ont concédé un nul à Singapour (1-1) et une défaite en Indonésie (1-0).

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