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  • AFP | Crée le 19.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 19.06.2019 à 04h25
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    Wendie Renard (devant le ballon) évolue au poste de défenseure droit ou centre à l’Olympique lyonnais. Photo AFP
    Football. Auteures d’une prestation poussive, les Bleues ont assuré la première place de leur poule grâce à un penalty de Wendie Renard contre le Nigeria hier matin à Rennes (1-0), mais elles devront nettement élever leur niveau en 8es de finale de cette Coupe du monde.

    La France a maintenant rendez-vous lundi matin au Havre pour affronter, en ouverture du tableau final, un 3e de groupe : celui du C, du D ou du E. Même si les calculs sont difficiles à faire avant la fin du 1er tour, il pourrait s’agir de l’Australie ou du Brésil, dans la poule C. Dans cinq jours, il faudra en tout cas faire beaucoup mieux sur le terrain, malgré les trois succès de rang lors de la phase de groupe, une première pour la France en Coupe du monde.

    Hier, les Françaises ont eu besoin d’un scénario rocambolesque pour s’en sortir face aux Nigérianes. Après une faute contre Viviane Asseyi et le recours à la vidéo, l’arbitre a sorti un carton rouge contre Ngozi Ebere et sifflé un premier penalty, raté par Wendie Renard. Puis un deuxième dans la foulée, encore grâce à la VAR, en reprochant à la gardienne d’être sortie trop tôt sur la tentative initiale de la défenseure française…

    Renard a cette fois marqué son 23e but en sélection et soufflé un grand coup, après soixante-dix-neuf minutes de jeu indigentes, alors que le public breton, très enthousiaste, ne demandait qu’à s’enflammer.


    Thiney en difficulté

    Le match raté de la milieu offensif Gaëtane Thiney, symbolisé par sa frappe dévissée à la 58e minute malgré un service impeccable de Delphine Cascarino, a incarné à merveille les difficultés françaises.

    Crispées, elles ont eu un mal fou à construire le jeu. Aucune de leurs tentatives n’a trouvé le cadre en première période : frappe de Viviane Asseyi à côté dès la 11e minute, tête au-dessus de Valérie Gauvin à la 14e ou reprise de volée d’Amandine Henry, encore à côté (17e). Et les Bleues se sont surtout distinguées par leurs approximations, poussant la capitaine Amandine Henry à pester après Asseyi dès la 20e minute. Comme un air de Danemark - France (0-0) au Mondial 2018 chez les garçons, pénible troisième match de poule des joueurs de Didier Deschamps…

    Malgré un léger sursaut en seconde période et les « Allez les Bleues ! » du public pour une frappe dans le petit filet de Delphine Cascarino, elles n’ont guère fait mieux, entre les têtes non cadrées de Renard ou la frappe qui s’envole de Bilbaut.


    Ovation bretonne

    Corinne Diacre, qui avait voulu ménager ses cadres avec quatre changements dans son onze de départ, a dû se résoudre à faire entrer Eugénie Le Sommer et Kadidiatou Diani dès la 63e minute.

    Bretonne de l’étape, l’attaquante Le Sommer a eu droit à une grande ovation des quelque 28 000 spectateurs du Roazhon Park. Les Bleues pourront certes se dire qu’elles ont fait un sans-faute avec trois victoires conte la Corée du Sud (4-0), la Norvège (2-1) et ce Nigeria-France (0-0). Mais l’éventuel quart de finale qui pourrait avoir lieu contre les États-Unis, championnes du monde en titre et impressionnantes depuis le début du tournoi, a de quoi faire peur.

    Le soutien du public français ne sera pas de trop.


    Repères


    Les équipes qualifiées hier

    Onze nations étaient déjà qualifiées hier matin pour les 8es de finale de la Coupe du monde féminine, laquelle tient aussi ses deux premières victimes.

    Le point groupe par groupe :

    Groupe A :

    France, 1re, 9 points

    Norvège, 2e, 6 points

    Groupe B :

    Allemagne, 1re, 9 points

    Espagne, 2e, 4 points

    Chine, 3e, 4 points

    Groupe C :

    Italie, 6 points

    Groupe D :

    Angleterre, 6 points

    Groupe E :

    Pays-Bas, 6 points

    Canada, 6 points

    Groupe F :

    Suède, 6 points

    États-Unis 6 points


    La réaction de Eugénie Le Sommer

    « L’objectif est rempli, même si on aurait préféré gagner avec plus d’écart. Il faut retenir la victoire et le fait d’être premières du groupe ce soir (hier), c’est ce qui compte. On savait que le Nigeria était une équipe athlétique. Elles ont bien défendu, en bloc, elles ont tenu. Mais on n’a pas été prises à leur jeu de contre-attaques. Tant mieux ! »

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