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  • AFP | Crée le 11.07.2019 à 04h25 | Mis à jour le 11.07.2019 à 08h25
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    Serena Williams peut entrer au panthéon du tennis mondial en cas de victoire à Wimbledon cette année. Elle rejoindrait au sommet Margaret Court et ses 24 titres du Grand Chelem en simple. Photo AFP
    TENNIS. Serena Williams, qualifiée hier pour les demi-finales de Wimbledon, n’est plus qu’à deux victoires de l’éternité, deux victoires pour empocher son 8e titre à Londres et son 24e trophée majeur, un record.

    L’Américaine affrontera demain en demi-finale du Grand Chelem londonien une novice à ce niveau, la Tchèque Barbora Strycova (54e), tombeuse au tour précédent de la Britannique Johanna Konta (19e). L’autre demie mettra aux prises la Roumaine Simona Halep (7e) face à l’Ukrainienne Elena Svitolina (8e), elle aussi dans le dernier carré d’un Grand Chelem pour la première fois.

    Huit jours après ses premiers pas cette année sur le gazon, voilà donc Serena Williams pour la 12e fois de sa carrière en demi-finale à Wimbledon après avoir bataillé face à sa compatriote Alison Riske (55e) en trois sets, 6-4, 4-6, 6-3.

    Serena se sent « bien »

    Il y a deux semaines, il était difficile de savoir quel visage allait présenter à Londres la reine Williams, 7 fois titrée sur l’herbe du All England Club. Un mois avant, elle était sortie sans gloire de Roland-Garros au 3e tour, énième avatar d’une saison saccadée, incomplète, décousue, à cause d’un genou droit problématique.

    L’Américaine n’avait joué que 12 matchs avant de se présenter à Wimbledon. Une préparation tronquée, qu’elle avait décidé de passer à l’ombre, sans tournoi après Paris. Son quart de finale face à Riske n’a pas été simple, et Serena n’a pas été sereine tout le temps. Mais elle est passée. Et surtout, son corps la laisse visiblement tranquille. « C’est la première fois depuis l’Australie (en janvier, éliminée en quarts, NDLR) que je me sens bien », a-t-elle confié.

    Pas forcément une bonne nouvelle pour Strycova (54e), sa future adversaire, qui n’a, elle, jamais connu les effluves d’une telle hauteur dans un Majeur. Mais les imperfections de Serena Williams, notamment dans le déplacement, ne seront pas gommées d’ici là, et le manque de matchs et de préparation va peut-être la rattraper un jour.

    A bientôt 38 ans, les péripéties physiques des derniers mois ont freiné sa quête du record de 24 Grand Chelem détenu par l’Australienne Margaret Court. Wimbledon représente cette année l’une de ses dernières opportunités, un élément qui va sans doute commencer à peser.

    Halep, enfin la main verte

    Simona Halep, qui a remporté Roland-Garros l’année dernière, mais qui a longtemps assuré ne pas se sentir à l’aise sur le tapis vert, semble s’être enfin convertie au gazon. Il lui aura fallu du temps, et une deuxième demi-finale à Wimbledon (en 2014) pour y arriver.

    Face à la surprenante chinoise Shuai Zhang (50e), qui n’avait jamais disputé de quart de finale en Grand Chelem et qui avait surtout passé près de sept ans sans le moindre match gagné en Majeur (entre 2008 et 2015), Simona Halep a mis un set à trouver le rythme. Mais une fois dedans, elle ne lui a laissé aucune chance : 7-6 (4), 6-1. « Depuis ma première demi-finale ici il y a cinq ans, tout a changé. Maintenant, j’ai beaucoup d’expérience. J’ai plus de confiance. J’adore le gazon. C’est la première fois que je dis ça », a-t-elle avoué.

    L’ex-numéro 1 mondiale, qui occupait ce rang il y a à peine six mois, affrontera Elena Svitolina, dont la romance avec Gaël Monfils alimente les réseaux sociaux et les coulisses du circuit. L’Ukrainienne, quart de finaliste à l’Open d’Australie, et qui retrouve des couleurs après quatre mois compliqués, possède en tout cas les armes pour gêner la Roumaine.


    Savoir +

    Les quarts de finale hommes, avec Djokovic, Nadal ou encore Federer, se jouaient la nuit dernière.

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