Sud
  • De notre correspondante, Nadège Bège | Crée le 10.07.2019 à 04h49 | Mis à jour le 10.07.2019 à 11h03
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    Le comité de gestion participatif de la ZCO a choisi la tribu de Ny, une zone tampon terrestre pour fêter ses onze ans. Photo N.B.
    BOURAIL. Samedi, pour marquer les 11 ans d’inscription des lagons au patrimoine mondial de l’Unesco, le comité de gestion de la zone côtière Ouest (ZCO) a organisé une journée à la tribu de Ny.

    Il y a onze ans, les lagons de Nouvelle-Calédonie étaient inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Des comités de gestion participatifs dont celui de la zone côtière Ouest (ZCO) avaient été créés pour veiller au respect de la charte qui en découlait.

    Tous les comités ont eu pour obligation de développer un plan de gestion en collaboration avec la population. « C’est elle qui est à même de dire ce qui lui convient, ce qu’il faut changer et ce qui a un impact sur l'environnement », souligne Mylène Aïfa, la présidente de la ZCO.

    « On en est à notre deuxième plan de gestion. Il y a beaucoup d'actions à mettre en oeuvre, notamment sur la zone tampon terrestre, surtout en ce qui concerne le rejet des eaux usées. Pour ce deuxième plan, nous en sommes déjà à plus de dix actions sur les cinq zones inscrites et beaucoup plus sur Sarraméa et Ouano, avec la mise en place des poulaillers. » A ce sujet, les comités de gestion demandent à la province et aux mairies d’être vigilantes, « car c’est quelque chose de très polluant si tout n’est pas fait correctement », rappelle Mylène Aïfa. Samedi, pour marquer cet anniversaire, le comité de gestion a organisé une journée de rencontre et de partage à la tribu de Ny, sur la propriété de Daniel Remouin, un site verdoyant et protégé. « L’accueil en tribu, c’est quelque chose qu’il faut valoriser car on rend responsables les gens et ils s’approprient leur environnement et le protègent », poursuit la présidente.

    Préserver ces sites authentiques

    « On fait en sorte que la province et tous les services compétents en matière de protection d’environnement accompagnent ces projets. Surtout sur des zones tampon terrestres, comme ici à Ny. » Pour la présidente de la ZCO, il faut donc faire prendre conscience aux gens de la nécessité de préserver ces sites authentiques. « Si l'on ne prend pas les précautions nécessaires et qu’on ne sensibilise pas la population aux bons gestes, notamment sur le rejet des eaux usées, cela peut causer des dégâts au lagon », insiste Mylène Aïfa.

    Pour cette journée, les organisateurs ont concocté un programme pour permettre aux visiteurs de découvrir les pétroglyphes, d'observer les crevettes et les anguilles dans leur milieu naturel, de se promener dans la forêt, etc. Les membres du comité et les invités ont découvert un endroit préservé où les touristes peuvent venir profiter au calme de la nature. « Sur Bourail, c’est la première fois que l’on vient sur une zone tampon terrestre, mais, on a déjà travaillé avec la mairie de Moindou sur une zone tampon terrestre à Katricoin (Table- Unio) avec la Nuit de la roussette. On profite de cette manifestation pour sensibiliser les gens à la protection de l’habitat des roussettes, à la lutte contre les feux et les espèces envahissantes », rappelle Mylène Aïfa. « Aujourd’hui nous avons une pensée particulière pour le comité de gestion d’Ouvéa, qui essaye de se battre pour montrer que toutes ses valeurs, depuis onze ans d’inscription, n’ont pas encore été bien prises en considération par nos institutions. »

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