Sud
  • De notre correspondante, Nadège Bège | Crée le 03.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 03.06.2019 à 08h40
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    Une trentaine de personnes ont assisté à cette réunion d’information. Photos N.B.
    BOURAIL. Hyacinthe Teuet et Gilles Tavergeux du GDPL Mwé Ara ont tenu une réunion d’information à la maison commune de la tribu de Gouaro.

    Depuis un an, le groupement de droit particulier local Mwé Ara connaît une nouvelle direction. « Le premier changement du nouveau bureau du GDPL Mwé Ara est intervenu au mois de juin 2018, le deuxième au mois de novembre 2018. Ces changements ont été officialisés au mois de décembre avec la mise en place du conseil d’administration de la Sem Mwé Ara à la province Sud, où nous avons été reconnus officiellement et juridiquement auprès des institutions du pays », explique Gilles Tavergeux de Moindou, l’un des mandataires et unique représentant du GDPL Mwé Ara au niveau de la société d’économie mixte. « Comme le GDPL a des actions au niveau de la Sem, on a deux autres administrateurs qui sont Hyacinthe Teuet (de Bourail) et Maxime Nékiriaï (de Poya). Nous avons donc les trois entités qui sont reconnues dans le domaine de Déva, à savoir Moindou, Bourail et Poya ».

    Dernièrement, les nouveaux mandataires ont organisé une réunion à la maison commune de la tribu de Gouaro. « Maintenant, on va faire un point de tout ce qui a été discuté mais aussi parler des projets que l’on voudrait, nous, mettre en place. Il y a un mois de cela, on a voté le budget prévisionnel 2019 avec des projets structurants sur le domaine », explique Gilles Tavergeux.

    Hyacinthe Teuet (assis) et Gilles Tavergeux sont deux des trois nouveaux mandataires du GDPL Mwé Ara.

     

    Ouvert au public

    Cette réunion d’information a été également ouverte au grand public car, souligne le mandataire, « cette nouvelle équipe a été aidée dans ce domaine par le collectif de Gouaro. Ces derniers ont permis à des coutumiers d’ouvrir les yeux sur certains problèmes, environnementaux au départ, mais qui ont débouché après sur des problèmes de développement du domaine de Déva ».

    Lors des discussions, il a été question du centre vacances nature de Déva (CVND). « C’est un projet qui est bien ficelé mais pas encore abouti, car on veut discuter par rapport au pourcentage des trois institutions qui composent ce CVND », informe Gilles Tavergeux. Ont été abordés également, le projet de réfection de la grande case construite à l’entrée du domaine et la rénovation de la maison de Déva pour la rendre plus accueillante. Au cœur des discussions aussi la reforestation, la mise en place de la maison de la tortue, différents aspects touristiques.

    L’installation du GDPL au sein de la Sem Mwé Ara a été aussi à l’ordre du jour. Pour la nouvelle équipe, toutes les décisions qui vont être prises concernant le domaine de Déva doivent tenir compte de l’avis du GDPL. « Dans ce cadre et pour ce faire, nous avons mis trois commissions en place. La première dédiée au développement, la deuxième est consacrée au patrimoine et à l’environnement et enfin la dernière concerne la sécurité », détaille Gilles Tavergeux.

    Des gendarmes à cheval sur site

    Le projet d’installation à demeure sur le site du peloton de surveillance et d’intervention à cheval (PSIC) a été évoqué. Ce dernier point a fait débat.

    En effet, le GDPL a fait savoir qu’il n’était pas d’accord sur le lieu choisi pour l’implantation de cette unité à cheval de la gendarmerie. « Nous ne sommes pas contre que le PSIC s’installe sur Déva, mais le lieu d’implantation choisi ne nous convient pas, parce qu’il sera avant l’entrée du Sheraton. Ce qui n’est pas du tout touristique », insiste le nouveau mandataire du GDPL Mwé Ara.

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