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    Pacifique
  • A.F.P | Crée le 07.07.2026 à 07h54 | Mis à jour le 07.07.2026 à 07h56
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    De violents vents, provoqués par le super typhon Bavi, frappent Guam le 6 juillet 2026. Photo AFP / Yuichi Yamazaki
    Arbres arrachés, électricité coupée : Guam et les Mariannes du Nord, ont subi d’importants dégâts au passage du super-typhon Bavi lundi 6 juillet, notamment l’île de Rota prise dans des vents dignes d’une tornade, selon le service météorologique américain (NWS).

    Le bilan humain est encore inconnu en début de soirée, les opérations de secours et de déblaiement ayant été entravées par les conditions météo.

    "La totalité" de l’île de Rota, la plus méridionale des Mariannes du Nord, s’est trouvée au cœur du phénomène avec des vents allant jusqu’à 290 km/h. Les quelque 1.500 habitants de cette île paisible avaient été instamment priés de se mettre aux abris. "C’est une tempête énorme, vraiment énorme", a commenté Pan Guerrero, le président de la chambre de commerce, signalant que le courant et les communications ont été interrompues pendant près de huit heures. "Des gens nous rapportent déjà des dégâts majeurs", confiait en cours de journée Lou Rosario, responsable communication au centre de crise municipal de Rota.

    Sur l’île de Guam, à 80 km de Rota, l’AFP sur place a vu de nombreux arbres déracinés, des lampadaires arrachés, et au moins une voiture retournée par le vent. Une dizaine de routes principales étaient impraticables.

    Par avance, le NWS avait prévenu sur X que la majeure partie de l’île de Rota risquait d’être "inhabitable pendant des semaines voire davantage" en appelant les riverains à se protéger "des vents extrêmes comme si une tornade s’approchait".

    Les Mariannes du Nord et Guam, territoire voisin distinct, comptent environ 210.000 habitants. Ces îles ont déjà été durement éprouvées en avril par le super-typhon Sinlaku, privant d’électricité des dizaines de milliers de personnes. En 2023, Guam avait aussi subi les rafales destructrices du typhon Mawar.

    Oliver Snulgawski, un grutier australien de 43 ans de retour de vacances dans un atoll et bloqué dans un hôtel de Guam, se voulait serein, comparant les évènements à "un cyclone de catégorie 5".

    El Niño

    Sur Guam toujours, un centre de distribution avait été approvisionné avec 1,1 million de litres d’eau, 1,2 million de repas, 6.700 lits de camp et 90 générateurs, et cinq centres d’évacuation ouverts dans des écoles, à destination des personnes vivant dans des habitations vulnérables.

    L’Organisation météorologique internationale (OMI) a averti que le phénomène climatique El Niño, qui survient généralement tous les deux à sept ans et dure neuf à 12 mois, avait déjà commencé dans le Pacifique tropical.

    Celui-ci réchauffe les températures de l’eau dans le centre et l’est du Pacifique équatorial, modifiant à l’échelle mondiale les régimes de vents, de pression et de précipitations, pouvant ainsi aggraver les catastrophes.

    Selon l’observatoire européen Copernicus Marine, les océans du monde ont connu le mois de juin le plus chaud jamais enregistré et pourraient atteindre de nouveaux records dans les mois à venir.

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