- LNC avec Outremers360 – Eline Ulysse | Crée le 08.10.2026 à 08h07 | Mis à jour le 08.10.2026 à 08h07ImprimerCinq chercheuses ultramarines figurent parmi les 35 lauréates 2026 du prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science. Parmi elles, une scientifique calédonienne et une chercheuse de Polynésie française, aux côtés de trois lauréates travaillant en Guyane. Photo Outremers360Adriana Luga, doctorante à l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie, fait partie des trente-cinq lauréates du prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science 2026. Une chercheuse de Polynésie française, Tatiana Boube, figure également parmi les cinq scientifiques ultramarines distinguées cette année. Un article écrit avec notre partenaire Outremers360.
Une Calédonienne figure parmi les trente-cinq jeunes scientifiques récompensées cette année. Adriana Luga a reçu, mercredi 7 octobre à Paris, le prix Jeunes Talents L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science 2026, annonce notre partenaire Outremers360.
La chercheuse calédonienne est revenue sur le Caillou après un master en neurosciences et biotechnologies suivi à Montpellier. Elle prépare aujourd’hui sa thèse à l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie, où elle travaille sur la leptospirose.
Une maladie en lien avec son histoire familiale : son grand-père en est décédé avant sa naissance. Ses recherches portent notamment sur la bactérie responsable de cette infection, capable de survivre dans les sols. Adriana Luga s’intéresse également à la place des femmes dans le monde scientifique et aux difficultés auxquelles peuvent être confrontées les doctorantes au début de leur carrière.
Une chercheuse polynésienne également distinguée
Dans le Pacifique, Tatiana Boube figure elle aussi parmi les lauréates. Ingénieure agronome devenue biologiste marine et plongeuse professionnelle, elle travaille depuis 2023 à l’Université de la Polynésie française sur le grand requin-marteau, une espèce classée en danger critique d’extinction.
Son projet est né à Rangiroa, où elle avait observé en 2019 la présence saisonnière de ces requins. Après avoir travaillé bénévolement comme coordinatrice scientifique pour une association, elle a construit un projet de thèse consacré à leurs déplacements et à leurs habitats.
Trois autres chercheuses travaillant en Guyane sont récompensées cette année : Irene Calderón Sanou, pour ses recherches sur la biodiversité des sols tropicaux ; Maëva Leroy, qui travaille sur l’utilisation des bois locaux dans la construction durable ; et Malika Gottstein, dont les travaux portent sur les relations entre animaux et arbres dans les forêts tropicales.
Pour sa 20e édition, le prix L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science a retenu trente-cinq lauréates parmi près de 820 candidates. Créé avec l’Académie des sciences et la Commission nationale française pour l’Unesco, le dispositif accompagne des doctorantes et postdoctorantes au début de leur carrière scientifique.
Les lauréates bénéficient notamment d’une dotation et d’un programme de formation au leadership. Elles rejoignent un réseau international qui compte désormais plus de 5 000 scientifiques issues de plus de 140 pays.
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