- Baptiste Gouret | Crée le 02.11.2026 à 17h00 | Mis à jour le 02.11.2026 à 17h01ImprimerDeux béliers ont été victimes de braconnage, dans la nuit du 30 octobre au 1er novembre, sur le site d’élevage de la station zootechnique de Port-Laguerre, à Païta. Photo CAP-NC / Nicolas PetitDes braconniers se sont introduits, dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre, sur la parcelle d’élevage de la station zootechnique de Port-Laguerre. Deux béliers ont été tués. L’un d’eux provenait d’une nouvelle race introduite sur le territoire, afin d’améliorer la génétique des ovins.
La station zootechnique de Port-Laguerre a été victime d’un acte de braconnage ce week-end. Deux béliers ont été tués, dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre, sur la parcelle d’élevage de ce site géré par la province Sud et destiné à améliorer l’élevage calédonien.
Selon les premiers éléments, les deux bêtes auraient été assommées puis abattues sur place. Seul un des deux béliers a été emporté. Le second a été retrouvé mort sur la parcelle par les agents de la province Sud. "C’est le fruit d’un long travail qui a été anéanti", réagit Nicolas Pebay, à la tête de la Direction du développement durable des territoires (DDDT) de la province Sud.
"Ces actes portent atteinte au travail des équipes, aux investissements publics et aux efforts engagés pour accompagner les éleveurs du territoire", a également écrit la Maison bleue, sur sa page Facebook consacrée à l’agriculture calédonienne.
Un troupeau de 120 bêtes
Ce braconnage est d’autant plus préjudiciable qu’un des béliers provenait d’un embryon importé d’Australie et introduit pour la première fois sur le territoire, afin d’améliorer la génétique des ovins en Nouvelle-Calédonie, la principale mission de la station zootechnique. "Les éleveurs ne vont pas pouvoir en bénéficier, c’est une perte pour la filière", estime Nicolas Pebay. Les deux béliers devaient être mis en vente dans "les prochaines semaines". Cette "lignée totalement nouvelle" ne verra donc jamais le jour. Au-delà des deux bêtes abattues, "les autres animaux sont affolés", affirme Nicolas Pebay.
Ce n’est pas la première fois que le site est victime d’un acte de braconnage, "mais cela faisait un moment que ça ne s’était pas produit", souligne le chef de la DDDT. Les parcelles, qui s’étalent sur 300 hectares, sont clôturées et font l’objet d’une surveillance, notamment à travers un dispositif de caméras. Le "troupeau pépinière" de Port-Laguerre se compose d’environ 120 ovins, dont une cinquantaine de brebis, une trentaine de béliers ainsi que des agneaux et agnelles. La station zootechnique dispose également d’un cheptel bovin.
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