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    Nouvelle Calédonie
  • A.T. | Crée le 12.05.2026 à 17h30 | Mis à jour le 12.05.2026 à 17h30
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    Six affaires seront jugées par la cour d’assises, au tribunal de Nouméa, entre le 18 mai et le 5 juin. Photo Anthony Tejero
    Quatre affaires de viol seront jugées à la prochaine session de la Cour d’assises prévue du 18 mai au 5 juin. Les deux autres dossiers concerneront, d’une part, un groupe de quatre individus accusés d’avoir braqué avec un fusil la station Mobil de La Coulée avant d’avoir provoqué un grave accident sur la RP1, d’autre part, un homme qui s’est acharné contre un sexagénaire en fauteuil roulant lors d’un cambriolage à Dumbéa.

    Braquage et grave accident de la route au Mont-Dore

    Affaire jugée du 1er au 3 juin

    Ce sera l’affaire la plus longue à juger. Dans le box des accusés comparaîtront quatre hommes soupçonnés d’avoir commis, le 16 octobre 2022, un braquage avec un fusil à la station Mobil de La Coulée, au Mont-Dore. Ce soir-là, après une fête organisée dans le secteur de Saint-Louis, le principal accusé, propriétaire d’un véhicule en mauvais état, propose de partir faire le plein d’essence "sans payer" à la station-service.

    Sur place, la pompiste est menacée avec un fusil et prend la fuite avec la caissière. Le groupe en profite pour piller la boutique avant de repartir à vive allure et ivre sur la RP1 où il percute par l’arrière une voiture, une première fois puis une deuxième fois au point que la voiture prise à partie effectue plusieurs tonneaux. À bord, un couple et sa fille alors âgée de 1 an sont tous blessés. Le compagnon, installé côté passager avant, est gravement atteint avec son pronostic vital engagé au moment de l’arrivée des secours. Il s’en tirera mais avec 92 jours d’ITT (interruption temporaire de travail).

    Des faits pour lesquels l’ensemble des prévenus encourent jusqu’à 20 ans de prison.

    Déchaînement de "violence extrême" lors d’un cambriolage à Dumbéa

    Affaire jugée les 21 et 22 mai

    L’accusé avait 26 ans au moment des faits. Il est soupçonné d’avoir littéralement passé à tabac un homme de 69 ans alors qu’il cambriolait sa maison, en rentrant ivre de soirée, le 7 septembre 2022, à Koutio, à Dumbéa.

    S’étant introduit par la baie vitrée ouverte, le suspect était notamment à la recherche d’argent. Sauf que l’occupant, malade et en fauteuil roulant, l’a surpris et n’a pas voulu se laisser faire. L’accusé lui a d’abord assené un coup de pied qui a fait chuter la victime au sol, avant de le tabasser, en lui infligent une pluie de coups de poing et de pied au visage. "La violence a été extrême, au point qu’aujourd’hui encore les filles de la victime ne reconnaissent pas le visage de leur père", déplore Pierre-Yves Michau, l’avocat général près la cour d’appel de Nouméa. La victime, qui a eu plus de 100 jours d’ITT, souffre de déformations faciales et d’infirmité permanente.

    L’accusé, qui présente déjà un casier judiciaire de 24 affaires, dont 15 pour vols et violences aggravées, encourt jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.

    Quatre affaires de viols

    Les affaires de viols sont encore "nombreuses comparés à la Métropole" cette année sur le Caillou. Et cette session d’assises ne fait pas figure d’exception. Un homme de 34 ans est ainsi accusé d’avoir violé ses deux belles filles alors âgées de 9 et 10 ans, entre janvier et octobre 2023. Un conjoint sera également jugé pour des faits de viols et violences répétées "plusieurs fois par semaine" sur sa conjointe entre 2019 et 2023.

    Dans une autre affaire, l’accusé devra répondre de viols et violences en présence de mineurs sur sa compagne ainsi que sur la sœur de celle-ci, entre 2022 et 2023. Enfin, la cour d’assises des mineurs devra juger un jeune homme âgé de 17 ans au moment des faits, soupçonné d’avoir repéré et suivi dans la rue une jeune femme la nuit, puis de l’avoir frappé et violer "dans un coin sombre" en 2024.

    Si le récit de ces faits reste vague, ce n’est en aucun cas pour minimiser leur gravité, mais parce que la justice ne tient généralement pas à détailler davantage les circonstances de ces viols. Et ce, essentiellement afin de protéger l’intimité des victimes. C’est également pour ces raisons que ces dossiers sont quasiment toujours jugés à huis clos.

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