• | Crée le 29.04.2018 à 11h31 | Mis à jour le 29.04.2018 à 12h27
    Imprimer
    Emmanuel Macron arrivera en Calédonie le 3 mai.

    Le président de la République se rendra bien à Ouvéa le 5 mai. Le point d’orgue d’une visite placée sous le signe des symboles et de la mémoire.

    La visite d’Emmanuel Macron comprendra bien une étape à Ouvéa. Malgré les remous, l’Elysée a confirmé cette « séquence » du voyage présidentiel, qui se déroulera le 5 mai, soit 30 ans jour pour jour après l’assaut tragique de la grotte, où le président de la République ne se rendra pas. Trois étapes sont en revanche prévues pour cette partie de la visite présidentielle. Il s’agira de rendre hommage aux gendarmes tués lors de l’attaque de la brigade, aux militants indépendantistes  morts dans l’assaut de la grotte et enfin à Jean-Marie Tjibaou et Yéwéné Yéwéné, tués l’année suivante par Djubelly Wéa. Emmanuel Macron, qui viendra « dans un esprit de mémoire et de recueillement », fait-on savoir du côté de l’Elysée, ne prononcera aucun discours lors de cette visite à Ouvéa. « Il ne faut pas manipuler les symboles, Ouvéa est un lieu de mémoire, pas l’endroit pour faire un discours. » Discours il y aura, en revanche, au théâtre de Nouville, lieu choisi pour la prise de parole la plus longue du Président. Ce discours clôturera la visite présidentielle, qui s’achèvera donc le 5 mai au soir.   

    Auparavant, le président aura satisfait aux traditions républicaines en se rendant place Bir-Hakeim dès son arrivée, le 3 mai, à 17 h, avant de se rendre au Sénat Coutumier dans la foulée. En début de soirée, Emmanuel Macron remettra lui-même à Jean Lèques les insignes de grand officier de la Légion  d’Honneur. Le lendemain, 4 mai, le chef de l’Etat ira en Province Nord, à Koné, où il rencontrera les élus indépendantistes. L’après-midi lui donnera l’occasion d’aller au-devant des élèves du lycée Michel Rocard de Pouembout, avant de regagner Nouméa où il assistera à une réunion de la CPS, devant laquelle il devrait porter un message centré sur la lutte contre le réchauffement climatique.

    Le 5 mai, donc, direction Ouvéa pour ce qui sera le premier déplacement d’un président de la République sur l’île depuis 1988. Un autre symbole fort sera décliné au cours de cette même journée, puisque M. Macron remettra au gouvernement calédonien l’acte officiel de la prise de possession du 24 septembre 1853. Ce qui est à ce jour le plus vieux document administratif matérialisant le lien entre la Calédonie et la France déménagera donc des archives nationales d’outremer, basées à Aix-en-Provence, vers les archives calédoniennes de Nouville. Emmanuel Macron se rendra ensuite au centre culturel Tjibaou, avant de prononcer un discours très attendu le 5 mai au soir, au théâtre de Nouville. Alors que des voix s’élèvent pour demander au président de s’engager sur la question du référendum et qu’une marche Bleu Blanc Rouge organisée par le MPC et les Républicains doit se tenir le 4 mai à Nouméa, le chef de l’Etat n’entend manifestement pas déroger à la ligne de conduite de son gouvernement. « L’Etat est investi dans la préparation et l’organisation du referendum, rappelle-t-on à l’Elysée, et il n’est pas question d’exprimer une position préférentielle. Le président considère que la Calédonie est face à une opportunité historique, avec la possibilité pour les Calédoniens de choisir leur destin, et il est très attaché au respect de ce choix. »

    ALP

  • VOS RÉACTIONS