• | Crée le 15.10.2019 à 11h15 | Mis à jour le 15.10.2019 à 11h19
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    Photo ALP

    Lundi après-midi à Paris, dans les locaux de la maison de la Nouvelle Calédonie, tous les participants du 14è comité de suivi de l’UE-PTOM (Union Européenne - Pays et Territoires d’Outre-Mer) avaient le regard tourné vers l’Angleterre. A commencer par Thierry Santa, président du gouvernement de Calédonie et coorganisateur avec la ministre des Outre-Mer, Annick Girardin, de cette rencontre annuelle.

    Cette réunion a permis aux représentants des PTOM français et aux autorités françaises de faire un point d’étape sur le partenariat entre l’Union européenne et les PTOM français, et plus particulièrement d’échanger sur les négociations relatives notamment à l’assistance financière européenne en faveur des PTOM et à l’accord « Post Cotonou » pour la période au-delà de 2020. « Les modalités financières ont effet évolué puisque les aides vont désormais être intégrées au budget propre de l’Union Européenne » explique Thierry Santa et « nous avons demandé, avec d’autres collègues, à être associés aux discussions selon les bassins concernés, car les discussions vont se situer au niveau Afrique, Caraïbe, Pacifique ».

    Cette demande concerne bien sûr l’enveloppe financière qui sera affectée, sachant que le Brexit aurait des répercussions sur ces aides allouées aux Pays et Territoires d’outre-mer, puisque sur les 25 PTOM reliés à l’Europe, douze dépendent du Royaume-Uni. S’ils quittent l’union européenne, suite à un Brexit dur, les conséquences financières ne seront pas neutres. « Par l’intermédiaire de la ministre, nous demandons à l’Etat, qui reste l’interlocuteur privilégié de l’Union, de soutenir toutes nos interventions auprès de l’Europe » indique Thierry Santa. Peut-on imaginer dans ce contexte, la Calédonie devenir la tête de pont du Pacifique ? « C’est un vœu qui a été clairement exprimé » confirme le président du gouvernement de Calédonie, « en partage bien entendu avec la Polynésie française. Mais au-delà de cette représentation de l’Europe au sein du Pacifique, il faut avoir en tête qu’en cas de Brexit, il n’y aura plus que des Français pour représenter l’Europe  (Wallis-et-Futuna, Polynésie et Calédonie) dans le Pacifique ».

    A la question de savoir si l’aide Européenne au Pacifique serait avantageuse pour les représentants français en cas de départ des Anglais, Thierry Santa esquisse un sourire en s’interdisant de répondre. Mais concède cependant que dans les demandes formulées à travers la mise en place des instruments financiers pour 2021-2027, l’ancien député européen calédonien, Maurice Ponga, avait demandé une enveloppe de 80 280 000 milliards de francs (669 millions d’euros), au lieu des 60 milliards de francs actuels (500 euros). « Ce que l’Etat français essaie de défendre, en cas de Brexit, c’est le maintien de l’enveloppe de 500 millions. »

    ALP

     

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