• © 2016 AFP | Crée le 27.04.2016 à 20h37 | Mis à jour le 27.04.2016 à 20h40
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    La Tour Eiffel à Paris, le 14 avril 2016 MIGUEL MEDINA-AFP/Archives

    C'est face à la Tour Eiffel, au Palais de Chaillot, que les Bleus lancent mercredi après-midi leur contre-la-montre vers Rio, à 100 jours de l'ouverture des premiers jeux Olympiques sud-américains, le 5 août.

    Le colosse des tatamis Teddy Riner, l'acrobate de la perche Renaud Lavillenie, ou encore la cycliste Pauline Ferrand-Prévot: sur les 258 sportifs qui ont déjà assuré leur billet pour le Brésil, plus d'une soixantaine seront réunis au bord de la Seine. Face à la presse tout d'abord, pour détailler leurs ambitions olympiques. Puis pour la cérémonie officielle de lancement du sprint final vers Rio, entre 17h00 et 20h00.

    Au programme des festivités, avant l'ouverture finale des rideaux du Palais pour dévoiler la célèbre dame de fer de Gustave Eiffel, symbole de la candidature parisienne pour les JO-2024 : des discours bien sûr, avec notamment Denis Masseglia, le président du Comité national olympique (CNOSF), ou Bernard Lapasset et Tony Estanguet, les co-présidents de Paris 2024. Mais aussi du glamour, avec des VIP annoncés, et un défilé Lacoste pour la découverte des trois tenues officielles des Bleus à Rio.

    - Lacoste après Adidas -

    Lacoste, qui succède à Adidas, aura six mannequins de choix. Trois femmes, la boxeuse Estelle Mossely, la plongeuse Laura Marino et la judoka Priscilla Gneto. Et trois hommes, le fleurettiste Enzo Lefort, l'avironneur Dorian Mortelette et le gymnaste Samir Aït Saïd.

    Au-delà des seuls enjeux économiques et contractuels, le choix de la marque au crocodile n'est pas neutre en terme d'image, dans la mesure où Lacoste est intimement liée à l'identité française dans l'esprit du public.

    Si le porte-drapeau français pour cette cérémonie d'ouverture au mythique Maracana ne sera pas annoncé mercredi, on connaîtra par contre le corps électoral, constitué d'une cinquantaine d'athlètes -deux par fédération, un homme et une femme-, appelé à procéder à son élection d'ici fin juillet.

    Pour succéder à l'épéiste Laura Flessel, porte-drapeau de la délégation bleue qui avait décroché 35 médailles à Londres, un favori se dégage, avec Teddy Riner, octuple champion du monde et en or aux JO-2012.

    Une certitude: le Guadeloupéen veut jouer ce rôle, comme il l'a encore rappelé dans L'Equipe mercredi. "Je veux être porte-drapeau", assène-t-il, avec l'ambition de succéder dans ce rôle à deux autres judokas, Angelo Parisi en 1984 et David Douillet en 2000.

    - "Faire une razzia" -

    Et Riner de mettre la pression sur ses concurrents en affirmant qu'endosser ce rôle, "ça se mérite" et qu'être champion olympique, "c'est un minimum". De quoi éliminer au passage des candidats comme la "braqueuse" du basket féminin Céline Dumerc ou un certain Tony "TP" Parker pourtant labellisé NBA: ils ont été champions d'Europe mais jamais champions du monde et encore moins en or aux JO.

    Pour le judoka, le but de l'équipe de France à Rio sera en tout cas de "ramener plus de médailles" qu'à Londres: "l'idée c'est de faire une razzia, de battre des records. C'est la fête et le challenge à la fois".

    Alors que la flamme olympique est encore en Grèce, sur le point d'embarquer pour sa traversée de l'Atlantique vers le Brésil, les sportifs Bleus ne sont pas encore tous qualifiés pour les JO. Avec par exemple les deux équipes de basket, masculine et féminine, contraintes de passer par des Tournois de qualification pour composter leurs billets.

    Au total, avec peut-être neuf équipes qualifiées dans les divers sports collectifs, la France pourrait envoyer près de 400 sportifs face à la baie de Copacabana. Ce qui serait un record, après les 325 Bleus de Londres.

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