• | Crée le 03.12.2019 à 09h04 | Mis à jour le 03.12.2019 à 18h14
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    Photo Archives LNC

    Le journal économique et financier britannique Financial Times s'est intéressé à la réunion annuelle des investisseurs du groupe Vale à New York. Et le journaliste consacre la fin de son article, publié il y a quatre heures, à l'usine du Sud. « Luciano Siani (directeur financier de Vale) a déclaré que Vale avait dit aux autorités françaises de Nouvelle-Calédonie, dans le Pacifique, qu'elle envisageait de se retirer de son exploitation de nickel de Goro, en difficultés » relate le journaliste qui cite le dirigeant de la compagnie brésilienne : « Nous n'avons pas été en mesure d'amener Vale New Caledonia (Goro) au niveau [de production] que nous voulions »

    La filiale calédonienne exploite dans le Sud un procédé hydrométallurgique destiné à traiter les limonites et les saprolites à basse teneur. Toutefois, cette technologie, qui s'appuie sur le process d’extraction du nickel par lixiviation acide à haute pression, est complexe et se heurte à des problèmes récurrents. La production de nickel en baie de Prony ne s’élèvera pas à 40 000 tonnes en 2019 comme prévu, mais plutôt à 25 000. Même tendance en 2020 : non pas les 45 000 tonnes envisagées, mais plutôt 33 à 35 000, notait amèrement en septembre Antonin Beurrier, PDG de Vale Nouvelle-Calédonie. 

    Comment interpréter maintenant la phrase de Luciano Siani ? Est-ce le lancement d'une énième étude sur la compétitivité de l'usine du Sud ? Peu probable. Est-ce davantage l'annonce d'un désengagement progressif du groupe Vale ? Autrement dit, la vente par tranches des 95 % au capital ? Fragilisée par la catastrophe de Brumadinho, au Brésil, Vale qui a beaucoup investi dans la filiale calédonienne, comble les pertes d’exploitation depuis des années. 

    La direction de Vale NC doit s'exprimer d'ici peu devant ses salariés sur site, avant de rencontrer les médias cet après-midi.

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