• | Crée le 03.12.2019 à 11h21 | Mis à jour le 03.12.2019 à 15h32
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    Certains personnels administratifs rattachés à la police nationale manifestent depuis ce mardi matin devant le haut-commissariat, pour défendre l'emploi local dans un projet de restructuration expérimentale de leurs services. Photo C.L. / LNC

    Une cinquantaine de personnels administratifs rattachés à la police nationale est rassemblée depuis 8 heures ce mardi matin devant les grilles du haut-commissariat, sous la bannière de la Fédération des fonctionnaires et de l’UATS-UNSA. Ils protestent contre le manque de concertation qui précède la mise en œuvre de l’expérimentation à compter du 1er janvier 2020 et pour deux ans - comme à La Réunion et à Mayotte - d’une Direction territoriale de la polie nationale (DTPN) qui rassemblera les différents services et quelques 600 personnels sous une même entité.

    Cette création, sur le fond, n’est pas remise en cause, mais les agents regrettent de ne pas avoir été entendus sur leurs aspirations de mobilité à la faveur de cette restructuration. « Nous avons eu une réunion de présentation début octobre puis l’organigramme nous a été présenté fin novembre, précise Anne-Laure Berger, secrétaire territoriale de l’UATS-UNSA, et désormais nous sommes devant le fait accompli. Or on se rend compte que certains postes ont été surévalués, qui auraient pu être pourvus par des agents calédoniens et ne le seront pas ».

    Une délégation sera reçue à midi par le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Laurent Prévost, afin de défendre son point de vue en faveur de l’emploi local. « Emploi local ce n’est pas un mot tabou, ajoute Anne-Laure Berger. Ce n’est pas être anti-zoreil [N. D. L. R. : le personnel local a le statut de fonctionnaire d’État] mais simplement éviter des surcoûts et à qualification égale, de permettre à des agents qui tiennent avec succès des postes d’adjoints depuis plusieurs années de prendre part à ces restructurations », ajoute-t-elle.

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