• | Crée le 22.05.2020 à 13h34 | Mis à jour le 22.05.2020 à 14h31
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    Photo AFP

    Interviewé ce mardi 19 mai sur Radio classique, le professeur Raoult a assuré qu’il n’était « pas au courant » que Donald Trump prenait de la chloroquine depuis une dizaine de jours, « à titre préventif ». « Je l’ai appris ce matin », a-t-il commenté, en précisant qu'il n'était « pas son médecin traitant ».

    Plus loin dans l'entretien, toujours au micro de Guillaume Durand, le professeur marseillais est revenu sur la question de la contamination des humains par les animaux et a insisté sur le fait que « les animaux qui vivent en collectivité sont une source d'infection pour l'homme ».

    Le Nipah, une fausse piste
    « Le risque que vous attrapiez quelque chose en mangeant un tigre est assez faible, mais si vous mangez une chauves-souris, c’est assez commun. Et ce n’est pas qu’en Chine », a poursuivi le professeur Raoult. Qui a ajouté : «. Je peux vous dire, on est en train de décrire une maladie de même nature en Nouvelle-Calédonie parce qu’ils mangent des chauves-souris, et comme ils mangent des chauves-souris, il y a une maladie spécifique des chauves-souris en Nouvelle-Calédonie qui se répand probablement partout en Océanie. »

    Une affirmation qui a amené l'association Ensemble pour la planète (EPLP) à s'interroger : « Le Pr Raoult […] parle d’une maladie émergente en Nouvelle-Calédonie, maladie liée à la consommation de roussettes… Inquiétant ? » « Sans doute parle-t-il du Nipah », suppose EPLP. Le virus avait, en effet, été identifié sur trois roussettes du Parc forestier, en mai 2015.

    Maladie découverte en 2019
    Il s'agirait, plus probablement de la fièvre hémolytique, une maladie portée par les roussettes et transmissible aux humains, et découverte l'année dernière. « On parle de trois décès en dix ans, on est loin d’une épidémie de type Ebola », relativisait Jean-Paul Grangeon, directeur adjoint de la Dass, mi-octobre 2019, dans nos colonnes.

    Cette bactérie intracellulaire quasi inconnue (un seul cas humain décrit en 2011) a été mise en évidence […] au centre de référence des rickettsies et pathogènes émergents, à Marseille, par l'équipe du professeur Raoult. « Les trois patients infectés n’avaient pas de lien épidémiologique (Gouaro, Kaala-Gomen et Ouégoa) mais rapportaient un contact avec des roussettes : contact sang de roussette/plaies des mains, consommation de roussettes. », peut-on lire dans le document de l'infectiologue Elodie Descloux, présenté lors des Journées médicales calédoniennes.

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