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  • P. Ch. | Crée le 05.05.2018 à 19h34 | Mis à jour le 05.05.2018 à 21h15
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    Photo Thierry Perron

    [19 h 30] Emmanuel Macron tient actuellement un discours au théâtre de l’île. « Je suis venu partager quelques convictions », a-t-il entamé.

    Le lieu a été choisi car le bâtiment renvoie à une histoire particulière, a rappelé le président de la République. « Un lieu palimpseste (*), traversé par plusieurs traces, à l’image de la Nouvelle-Calédonie. »

    Il s’agit en effet d’une ancienne église construite au temps du bagne, avant qu’elle ne devienne un entrepôt, ne serve à l’expulsion des Japonais pendant la seconde guerre mondiale puis ne devienne un théâtre.

    Ce n’est pas au chef de l’Etat de prendre position sur une question qui n’est posée qu’aux Calédoniens.

    Preuve, selon le président de la République, qui aime les symboles, que « l’histoire n’a jamais dit son dernier mot. Les choses ne sont jamais définitives car il y a des choix à faire. »

    Mais à propos du scrutin  du 4 novembre, il a rappelé : « Je ne prendrai pas parti, car ce n’est pas ma responsabilité. Ce n’est pas au chef de l’Etat de prendre position sur une question qui n’est posée qu’aux Calédoniens. » Emmanuel Macron a en revanche voulu dire comment il voyait l’avenir.

    C’est ainsi qu’il a longuement évoqué le « projet et la stratégie indo-pacifique » dans lequel la Calédonie a selon lui un rôle à jouer, à condition qu’elle « construise et assure sa souveraineté » sur plusieurs plans.

    Emmanuel Macron a évoqué les filières économiques. « La souveraineté alimentaire de la Calédonie n’est pas assurée. Nous devons mieux exploiter le territoire pour le bien de tous, à condition d’être cohérent avec nos ambitions climatiques. » Le président de la République a aussi évoqué la nécessité pour le pays d’exporter.

    Autre thématique qu’il a voulu défendre : la lutte contre le réchauffement climatique dans la région, avec la constitution d’un fond pour la biodiversité destinée à préserver les récifs avec les pays de la zone.

    Il a aussi évoqué une « souveraineté énergétique à construire ».

    Nous avons un avenir à construire ensemble dans les prochaines années.

    Le seul moment où Emmanuel Macron a directement parlé d’aide financière lors de ce discours, c’est en évoquant la jeunesse, « pilier essentiel » de la réussite de l’avenir. « Nous avons confirmé les financements en soutien du travail du gouvernement de Nouvelle-Calédonie » en direction de la jeunesse et de l’éducation. Cette jeunesse envers laquelle « nous avons un devoir. C’est le seul et le plus important ».

    Emmanuel Macron a ainsi décliné cette « ambition qui inclut la Calédonie dans l’indo-pacifique ». « Nous avons un avenir à construire ensemble dans les prochaines années », a-t-il préféré insister, « plutôt que vous dire quoi choisir ». « C’est une ambition pour la France et pour vous toutes et tous ».

    Enfin, le chef de l’Etat a conclu son discours sur le registre de l’émotion, en évoquant son déplacement à Ouvéa de ce samedi matin, et plus précisément l’étape de la plantation d’un cocotier, « arbre de l’avenir », en compagnie d’une petite fille à qui il a confié « une mission particulière : s’assurer que l’arbre pousse bien. Et nous, nous lui devons une chose : s’assurer qu’elle puisse grandir comme elle le mérite, en ayant la meilleure formation, l’avenir le plus conquérant possible, en ayant toutes les chances avec elle. Parce ses parents, ses grands-parents, ses frères, ses sœurs, ses oncles, auront eux aussi ensemble de regarder l’avenir. » Succès assuré.

    (*) le terme désigne un parchemin sur lequel on a réécrit.

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