• | Crée le 27.03.2020 à 13h49 | Mis à jour le 27.03.2020 à 13h49
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    L'Union Calédonienne a tenu, dans un nouveau communiqué diffusé ce vendredi, à exprimer sa position sur la pandémie. « La Nouvelle-Calédonie et son gouvernement se doivent de définir une stratégie de lutte contre la Covid-19 adaptée et non copiée sur celle de la Métropole », écrit le président du parti Daniel Goa. « La crise sanitaire actuelle nous conduira certainement à réévaluer bien des choses, particulièrement la capacité de la Nouvelle-Calédonie à prendre des décisions adaptées sans arrière-pensée politique et sans obligation de suivre une ligne de conduite dictée de l’extérieur. La question du maintien du référendum qui agite déjà certaines personnalités politiques ne se posera qu’à l’issue de la crise que nous connaissons. Il est surprenant qu’alors que nous sommes encore aux prémices d’une potentielle crise sanitaire sans précédent dans l’histoire du pays, certains contestent l’efficacité et la légitimité du gouvernement et se préoccupent déjà de remettre en cause des échéances électorales qui, bien que majeures, ne sont pas le sujet de préoccupation d’aujourd’hui ». 

    Pour le patron du mouvement, « l’Union calédonienne soutient l’action du gouvernement collégial et de l’ensemble des collectivités engagées dans la lutte contre le virus ». D'ailleurs, « elle exprime sa satisfaction sur la stratégie de rapatriement de plus de 1000 résidents calédoniens actuellement à l’étranger qui vise à faire rentrer en priorité les personnes nécessitant un suivi médical, puis le personnel médical, ceux ensuite qui sont dans une situation financière délicate et enfin le reste des personnes concernées ». 

    Une seule règle doit être suivie aujourd'hui, l'UC la rappelle. « Nous ne sortirons de cette crise que si l’ensemble de la population calédonienne prend conscience de la gravité de la situation, fait preuve de civisme et respecte toutes les consignes données par le gouvernement. Les sacrifices liés au confinement sont importants, mais ils sont le prix à payer pour éviter que la crise s’installe dans la durée et que le gouvernement soit amené à prendre des mesures encore plus contraignantes ». 

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