• | Crée le 29.06.2020 à 17h51 | Mis à jour le 29.06.2020 à 17h51
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    « Des pratiques gratuites ». C’est ainsi que la commission environnement du Sénat coutumier a qualifié, en fin de semaine dernière, le prélèvement d’un requin-tigre et d’un requin bouledogue, réalisé quelques jours plus tôt près du récif Ricaudy.
    Les sénateurs ont même précisé réfléchir « à un dépôt de plainte à l’encontre de la province Sud » à l’origine de ces prélèvements.
    Une prise de position à laquelle la présidente de la Maison bleue, Sonia Backès, a répondu par courrier.
    Après avoir rappelé la compétence de sa collectivité en matière d’environnement et la possibilité de déroger, pour des raisons motivées, à l’interdiction de prélèvement d’espèces protégées, elle précise qu’un arrêté de ce type a été pris l’an passé à la demande de la mairie de Nouméa après le dramatique accident du petit Anthony, grièvement blessé par un squale.
    La dernière opération est, quant à elle, intervenue après la disparition d’un pratiquant de sport nautique et après plusieurs signalements. Soulignant qu’un point d’étape sur la stratégie globale adoptée pour faire face aux comportements agressifs de certains requins serait bientôt fait, la présidente dit s’interroger « quand je sais que nous sommes régulièrement sollicités par des clans pour bénéficier également de dérogation afin de permettre l’abattage de tortues. Si je suis le raisonnement de vos collègues, écrit-elle s’adressant au président du Sénat coutumier, il me semble que je devrais m’opposer à ces prochaines demandes lorsqu’elles me seront formulées. »

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