• P. Ch. | Crée le 05.05.2017 à 16h40 | Mis à jour le 10.05.2017 à 08h54
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    Photo Archives LNC et Yann Minguet

    S’il arrive sans doute à Alain Christnacht et Sonia Backès d’échanger de vive voix, il arrive également que l’un des artisans de l’Accord de Nouméa et la candidate aux législatives dans la première circonscription s’interpellent par médias sociaux interposés.

    Sur Facebook, Sonia Backès a lancé la première salve ce mercredi sur son profil, en évoquant le rapport d’information réalisé par la mission d’information au sujet de l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie dans un post intitulé : « pour la retraite d’Alain Christnacht »

    Son propos peut être résumé avec cet extrait :

    « L'ombre d'Alain Christnacht est partout dans ce rapport. Cela fait 30 ans qu'il veut être le père de l'indépendance-association de la Calédonie. Il aura réussi à placer ses pions, avec notamment un représentant de l'Etat chargé d'excuser les délinquants et de condamner les élus loyalistes qui osent demander plus de fermeté. Il pensait y arriver… Il s'est mis 2 parlementaires calédoniens loyalistes dans la poche et les a encouragés à se rapprocher. »

    Selon la candidate, ce rapport ne serait ainsi qu’un pavé supplémentaire sur la route qui conduirait la Calédonie à un statut d’indépendance-association.

    Le rapport en question a été rédigé sous la présidence de Dominique Bussereau, député Les Républicains de la Charente-Maritime et habitué du dossier calédonien tout comme René Dosière, député socialiste de l’Aisne qui en est le rapporteur.

    Le tableau qu’en fait Sonia Backès a conduit Alain Christnacht à se fendre à son tour d’un « post » sur son compte Facebook dont la première phrase est : « Superbe exemple de manipulation par les réseaux sociaux, à enseigner dans les écoles, en instruction civique, pour apprendre à jeter un regard critique sur ce genre d'information, qu'un post de Mme Backes. »

    L’ancien haussaire entend ainsi démonter les arguments avancés par Sonia Backès d’une part par l’ironie : « C'est bien connu, les parlementaires socialistes sont à mes ordres et vont chercher inspiration auprès de moi. D’autre part en aboutissant à des conclusions inverses de celles de Sonia Backès : « Les deux auteurs ne concluent en rien qu'il faut changer la question posée au référendum de 2018 - qui doit porter sur le choix entre maintien dans la République ou accès à la pleine souveraineté, et seulement ce choix, comme le prévoient clairement l'Accord de Nouméa et donc la Constitution. »

    Pour vous faire une idée précise du contenu de ce rapport, le mieux est encore de le consulter dans son intégralité (187 pages, à retrouver ci-dessous).

    Et retrouvez, dans votre édition de demain samedi en rubrique Pays, une interview de Dominique Bussereau (en page 2 de votre édition papier) au sujet de ce rapport.

    Le rapport dans son intégralité : 

    rapportavenirinstitutionnelnc-581333 

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