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  • P. Ch. | Crée le 25.05.2020 à 16h24 | Mis à jour le 25.05.2020 à 16h26
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    Johannes Wahono expose à la galerie Arte Bello jusqu'à la fin du mois.

    C’est l’exercice dans lequel il semble le plus à l’aise : l’évocation de scènes de brousse. Jusqu’à la fin du mois, Johannes Wahono présente une vingtaine de tableaux qui représentent « sa Calédonie d’antan ». Stockmen menant le bétail ou évocations champêtres de bord de rivière, l’artiste sublime les scènes qui ont marqué son œil d’enfant. Les scènes de brousse ont sa faveur, mais aussi celles plus urbaines, comme la place des cocotiers où les « babycars » remplaçaient les actuels taxis.

    Johannes Wahono a grandi une partie de son enfance à Houaïlou, où ses parents s’étaient installés, à l’époque du boom du nickel. Son père a d’abord travaillé dans le roulage, puis avait ouvert une épicerie où il développait notamment des portraits pour les cartes d’identité. C’est lui qui, plus tard, lui transmettra « l’art du cadrage », d’abord avec les Rolleifleix puis ensuite avec les caméras 9 et 16 mm, avant de passer au super-8.

    A 8 ou 9 ans, je m'embêtais un peu, alors j'ai commencé à faire des croquis.

    « On venait de la ville et je dois dire que je m’embêtais un peu à 8 ou 9 ans, explique Johannès Wahono. J’ai commencé à faire des croquis de paysage. Mon père m’avait ensuite offert une encyclopédie dans laquelle figuraient tous les grands maîtres de la peinture. C’est comme cela que j’ai appris. » Ses œuvres sont donc intimement imbriquées à sa vie personnelle. Les maîtres qu’il admire s’appellent Vermeer ou Hopper : ils viennent de deux époques différentes, mais « leur travail sur la lumière » impressionne Johannes Wahono et constitue pour lui une source d’inspiration.

    Johannes Wahono restera autodidacte, puisqu’à 16 ans, il se voit refuser la possibilité d’intégrer les Beaux-Arts. « On m’avait dit que je devais avoir 18 ans, que je devais avoir le bac… » De cette frustration, l’artiste a toujours conservé une petite blessure. Mais aussi un état d’esprit « à l’anglo-saxonne », explique-t-il et la volonté de ne dépendre d’aucun organisme, comme il le précise. « Je n’ai jamais touché de subventions. Tout de suite il a fallu que je puisse vendre mes peintures. Je n’avais pas le droit à l’erreur lorsque je me lançais dans un projet. » C’est toujours le cas aujourd’hui, même si depuis, sa technique, son sens du détail et son style dans lequel pointe une certaine forme de nostalgie, a largement conquis le cœur des Calédoniens.

    Exposition « Âmes du passé », de Johannes Wahono, jusqu’au 30 mai

    Gallerie Arte Bello, 30, rue Auguste Brun – Quartier Latin – 25 31 00

    Du lundi au vendreid, de 9 h à 18 h – Samedi de 9 h à midi.

     

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