• | Crée le 18.09.2019 à 10h07 | Mis à jour le 18.09.2019 à 14h49
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    Photo Archives LNC

    Dans un communiqué de presse diffusé ce matin, le procureur de la République Alexis Bouroz a apporté des précisions sur le déroulement de l'affrontement entre un groupe de jeunes et trois gendarmes à Ouvéa, lundi dernier.

    « Le 16 septembre 2019 à 14h30, une patrouille de la brigade de gendarmerie de FAYAOUE (Ouvéa) est amenée à intervenir sur la Route Provinciale n°2 au niveau de la tribu de Banutr où un attroupement est signalé. Sur place, la discussion est entamée avec les jeunes qui expliquent attendre leurs adversaires du district Sud pour en découdre avec eux au motif que trois semaines auparavant, un des leurs a été tué d'un coup de couteau par l'un de leurs membres devant la station Total. Alors que le dialogue semblait pourtant instauré, et pour une raison inexpliquée, un jeune porte un coup de poing à un des deux gendarmes mobiles présents. Ce dernier doit faire usage du diffuseur lacrymogène. Les individus se déchaînent alors que l'adjudante, chef de patrouille, est frappée avec une pierre à la tête. Dans le même temps, les auteurs commencent par saccager le véhicule de service à coup de pierres avant de l'incendier non sans avoir pris soin de dérober un gilet pare-balles présent dans l'habitacle. Les trois militaires qui composent la patrouille sont pris en charge par 3 gendarmes en repos qui passaient incidemment à proximité. Une fois l'alerte donnée, des renforts de gendarmerie ont été immédiatement projetés et une enquête confiée à la Section de Recherches. A l'issue des premiers actes d'investigations et interventions des coutumiers, 6 hommes âgés de 20 à 40 ans ont été placés en garde à vue et transférés à Nouméa. Les mis en cause ont reconnu leur participation à des degrés divers. Le gilet pare-balles dérobé a par ailleurs été retrouvé. La militaire, blessée à la tête, a été transférée au Médipole. Ses jours ne sont heureusement pas en danger. Les 6 personnes interpellées seront présentées au cours de la journée devant le juge des libertés et de la détention à qui le placement en détention sera requis dans l'attente de leur comparution devant le Tribunal correctionnel vendredi 20 septembre 2019 pour y répondre des infractions suivantes : vol en réunion, violences aggravées par 3 circonstances (arme, réunion et sur dépositaire de l'autorité publique) et dégradations par moyen dangereux pour les personnes. »

    Les auteurs des actes risquent jusqu'à 10 ans d'emprisonnement, a précisé le procureur de la République.

     

    La cheferie du Sud d'Ouvéa, par le biais de son porte-parole, affirme que ces débordements ne seraient pas liés à une rixe entre deux bandes rivales. Selon eux, une dispute aurait éclaté entre deux hommes, l'un empêchant l'autre de monter dans une voiture, créant un attroupement de jeunes.

     

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