Chaque semaine, retrouvez notre rubrique qui observe les communes de l’agglomération sous un autre angle. Homme, femme, soldat ou inconnu, les statues disposées à différents endroits de la ville racontent l’histoire. Textes et photos : A.-C.P. et Stéphanie Chenais
Entre le rond-point de l’Ancre et la baie de l’Orphelinat, ce marin scrute la mer, synonyme du long voyage effectué dès fin 1940 par les premiers volontaires néo-calédoniens, partis pour Londres en sillonnant les océans. Un an plus tard, en 1941, « Marine Nouvelle-Calédonie » naît, afin de maintenir la France Libre dans le Pacifique. Ce monument a été érigé en leur honneur.
Roger Laroque, homme d’affaires devenu directeur général des établissements Ballande en Nouvelle-Calédonie, est surtout connu pour avoir été le maire de la capitale pendant trente-deux ans, de mai 1953 jusqu’à sa mort, le 18 novembre 1985. C’est en sa mémoire que Jean Lèques, son successeur, installe cette statue en fonte à l’entrée de l’hôtel de ville, en 1986.
Depuis plus de cent ans, la statue de Jeanne d’Arc, sur le parking de la cathédrale, veille sur la ville. Inaugurée en juillet 1901, elle a été offerte par le diocèse d’Orléans. « Un symbole patriotique et non politique », estime Michel Mourguet, président de la Fondation France libre en Nouvelle-Calédonie.
Ce poilu, fusil à la main, représente tous ceux qui sont morts sur les champs de bataille pendant la Première Guerre mondiale. Le monument a été inauguré en 1924. Au début située à l’intersection de la rue de Sébastopol et du boulevard Cassini, la statue a été déplacée place Bir Hakeim.
Ce n’est qu’en 2013 que la statue en mémoire aux Chân Dâng, premiers travailleurs engagés vietnamiens arrivés sur le Caillou à partir de 1 891, a été installée, au quartier Chinois. Commandée par l’Amicale vietnamienne, elle a été réalisée au Vietnam.
L’histoire de la statue de Jean-Marie Tjibaou, posée au sommet de la colline, avant l’accès au Belvédère et dominant l’aire coutumière, au Centre qui porte son nom, à Tina, reste méconnue. Sa réalisation a été proposée par des investisseurs thaïlandais, en 1992, en remerciement. Elle a été implantée sur le site en 1993, avant l’achèvement de la construction du centre culturel, en 1998. Indépendantiste, Jean-Marie Tjibaou, assassiné en 1989, a notamment été le dirigeant fondateur du FLNKS et le président du conseil de la Région Nord, avant de signer les Accords de Matignon avec Jacques Lafleur.
Elle est emblématique de la place des Cocotiers, de la colonisation française et de la revendication indépendantiste. La statue de l’amiral Olry, inaugurée en 1897, cristallise les oppositions politiques. Elle a été installée après l’insurrection kanak de 1 878. Son existence a plusieurs fois fait polémique.



