fbpx
    Nouvelle Calédonie
  • Julien Mazzoni | Crée le 06.05.2026 à 17h56 | Mis à jour le 06.05.2026 à 17h57
    Imprimer
    Naïa Wateou, membre du gouvernement en charge de la structuration de l’économie sociale et solidaire, et Julie Doiteau, directrice adjointe de l’AFD Nouvelle-Calédonie. Photo Julien Mazzoni
    Le gouvernement et l’Agence française de développement lancent une étude de six mois pour relancer et structurer l’économie sociale et solidaire, fortement fragilisée depuis les émeutes de 2024.

    Repartir du terrain. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et l’Agence française de développement (AFD) ont officiellement lancé, mercredi 6 mai, une mission d’étude stratégique sur l’économie sociale et solidaire (ESS). Financé à hauteur d’environ 7,5 millions de francs par l’AFD, le travail doit durer six mois, avec des résultats attendus d’ici la fin de l’année.

    Objectif : actualiser les données et adapter les dispositifs publics à ce secteur profondément bouleversé par la crise de 2024. "Vouloir structurer quelque chose lorsqu’on ne sait plus ce que cela représente devient problématique", résume Naïa Watéou, membre du gouvernement chargée de la structuration de l’économie sociale et solidaire.

    Avant les émeutes, l’ESS pesait déjà dans le paysage économique. Selon une étude menée en 2021 par l’AFD, cofinancée avec la Banque des Territoires, le secteur regroupe environ 14 000 structures – associations, coopératives, mutuelles ou fondations – soit près de 23 % des entités économiques. Il emploie plus de 5 600 salariés pour une masse salariale estimée à 12 milliards de francs, soit 1,7 % du PIB.

    "Adapter nos dispositifs d’accompagnement"

    Mais ce riche écosystème a fortement été fragilisé par la crise. Selon une enquête menée par l’Institut de la statistique et des études économiques (Isee) entre novembre et décembre 2024, 97 % des associations employeuses en ont subi les conséquences, dont plus de la moitié (56 %) de manière "sévère ou critique". Le gouvernement évoque par ailleurs plusieurs centaines de structures contraintes de suspendre leur activité ainsi que d’importantes pertes de ressources et d’emplois.

    Dans ce contexte, la nouvelle mission doit permettre d’identifier les besoins de celles encore actives et d’ajuster les aides. "L’idée, c’est d’aller à leur rencontre, de mettre à jour les informations et d’adapter nos dispositifs d’accompagnement", précise Naïa Watéou.

    Cette étude s’inscrit dans un travail engagé depuis 2021 avec l’AFD, suivi en 2025 d’une étude sur l’impact de la crise à la demande du secteur associatif.

    Levier de relance

    "Nous avions alors identifié des besoins concrets, rappelle Julie Doiteau, directrice adjointe de l’AFD Nouvelle-Calédonie. Accompagnements administratifs, ressources humaines ou accès aux financements, y compris en dehors du territoire." Pour l’AFD, cette nouvelle étape doit désormais déboucher sur des réponses opérationnelles. "L’objectif est d’apporter des solutions concrètes aux acteurs", souligne-t-elle.

    Le gouvernement n’entend pas s’arrêter à ce diagnostic, mais affirme vouloir faire de l’ESS un véritable levier de relance, en tenant compte des spécificités locales, notamment entre provinces et en intégrant les groupements de droit particulier local (GDPL). Les premières orientations issues de cette étude sont attendues d’ici la fin de l’année.

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS