France
  • | Crée le 16.07.2016 à 11h20 | Mis à jour le 17.07.2016 à 11h20
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    Lors de son interview télévisée, le président à évoqué tous les sujets, du recadrage d’Emmanuel Macron, en passant par la politique budgétaire, jusqu’au salaire de son coiffeur. Photo AFP
    politique.Le président est revenu sur les derniers dossiers pendant l’allocution du 14-Juillet. S’il défend son bilan, il demande aussi de la patience aux Français.

    n Macron rappelé

    à l’ordre

    Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, « a des idées, il veut rencontrer les citoyens et là dessus c’est utile », a déclaré le président. « Mais il y a des règles dans un gouvernement. La première, c’est la solidarité, c’est l’esprit d’équipe, c’est de défendre le bilan, c’est d’être à plein-temps dans sa tâche, et donc c’est une règle qu’il doit respecter. Et puis il y en a une deuxième, dans un gouvernement, il n’y a pas de démarche personnelle, encore moins présidentielle […] Respecter ces règles, c’est rester au gouvernement, ne pas les respecter, c’est ne pas y rester. »

    n La croissance

    va mieux, mais…

    « Je pense que ça va effectivement mieux, parce que nous avons retrouvé de la croissance. […] Mais ça peut se dégrader si nous ne faisons rien, donc j’agis. » « J’avais demandé aux Français du temps pour arriver à remettre l’économie sur pied […]. Pour créer des emplois, il fallait redonner des marges aux entreprises et il fallait stimuler l’emploi. […] Nous aurons une baisse du chômage à la fin de l’année, mais un chômage qui restera encore trop élevé. Cela veut dire qu’il va falloir continuer la politique que j’ai engagée. »

    n Baisses d’impôt

    « Je ne ferai de baisse d’impôt que si nous avons la certitude d’avoir une croissance supérieure à celle de cette année. » Il faudra pour cela « avoir une perspective de croissance de 1, 7 % l’année prochaine », mais il n’y a « pas de certitude » d’y arriver. « Nous le saurons en septembre. » « Ce que nous aurons pu faire pour régler la question du Brexit aura des conséquences sur l’économie française et donc sur la possibilité de distribuer sous formes de baisses d’impôt supplémentaires. »

    n Loi Travail

    « Peut-être y a-t-il eu une mauvaise présentation initiale, mais ce que je pensais, c’est que cette loi allait être bonne pour le pays et conforme à mes valeurs. Je suis un homme de gauche, j’ai toujours eu cet engagement. […] Je me souviens qu’en 1936, la grande loi (était celle) sur les conventions collectives. Je m’inscris dans cette démarche-là, car il va y avoir des accords d’entreprise, avec des syndicats qui vont voir leur place renforcée puisque ce sont eux qui vont négocier dans les entreprises. »

    n Dépenses

    publiques

    « On ne fera pas 50 milliards d’économies. On en fera 46. Pourquoi cette inflexion ? Parce qu’il s’est produit les attentats du 13 novembre […] j’aurai répondu aux exigences de la période, j’aurai fait 46 milliards d’économies, quand mes prédécesseurs n’en avaient pas fait, et j’aurai fait diminuer le déficit public. […] Donc, j’aurai permis à notre pays d’être dans une meilleure situation en 2017 qu’en 2012. »

    n Coiffeurgate

    « J’ai fait diminuer le budget de l’Elysée qui était de 109 millions en 2012 à 100 millions, j’ai supprimé 10 % des effectifs de l’Elysée. […] Mon salaire a baissé de 30 % et on viendrait me chercher » sur ce sujet ? « On peut me faire tous les reproches sauf celui-là. »

    n Présidentielle

    « L’idée majeure, celle qui m’anime et qui pourrait justifier d’aller devant les Français, ce que je n’ai pas pris comme décision, c’est de faire en sorte que notre pays puisse être maître de son destin, qu’il y ait la cohésion. […] Je dois protéger la maison France, elle est fragile. Elle peut à tout moment non pas se lézarder, mais se séparer. »

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