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  • | Crée le 07.07.2016 à 11h20 | Mis à jour le 07.07.2016 à 11h20
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    Habitué de l’Elysée, Nicolas Hulot avait travaillé pour l’exécutif entre 2013 et 2015,en tant qu’envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète. Photo AFP
    POLITIQUE. L’écologiste Nicolas Hulot a annoncé mardi qu’« après mûre réflexion », il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle de 2017.

    «Conscient de l’attente et de l’espoir que certains ont placés en moi, je ne pouvais écarter d’un revers de main cette hypothèse. Mais l’honnêteté m’oblige à ne pas nourrir plus longtemps une attente que je ne pourrai satisfaire », écrit Nicolas Hulot, qui avait déjà tenté d’être le candidat écologiste en 2012. Il avait alors été battu par l’ancienne magistrate Eva Joly, lors d’une primaire écologiste organisée à cette occasion.

    Un appel en faveur de la candidature de Nicolas Hulot avait pourtant recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures en quelques semaines. Des sondages le créditaient d’un score compris entre 9 et 11 % au premier tour de la présidentielle.


    L’homme providentiel

    Cependant, moins d’un Français sur trois (31 %) souhaitait que l’écologiste participe à cette élection, même s’il jouit d’une bonne image dans l’opinion, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien/Aujourd’hui publié en mai. « Ce que je vois, c’est une société inquiète, fragmentée et désabusée par les crises qui la traversent et par l’absence de réponse politique. Mais ce que je vois aussi, c’est un élan pour inventer un monde meilleur, plus juste et solidaire, poursuit l’ancien présentateur de l’émission Ushuaïa. Ce que je ne peux pas, c’est endosser l’habit de l’homme providentiel et présidentiel. Je ne me sens ni suffisamment armé, ni suffisamment aguerri pour cela. »

    L'ancien envoyé spécial de François Hollande pour la protection de la planète avait quitté ce poste en janvier après l’accord sur le climat signé à Paris fin 2015. « En revanche, ce que je peux, avec ma Fondation, c’est contribuer dans les mois à venir à additionner les énergies positives de ceux qui ne se résignent pas, pour que le pays se réconcilie et reprenne confiance en lui. »


    Incarner l’écologie

    Les regards se tournent donc désormais vers Europe Ecologie-Les Verts, qui souhaitait une candidature de Nicolas Hulot, et n’entend pas participer à la primaire de la gauche initiée par le PS qui devrait se dérouler en janvier. David Cormand, secrétaire national du parti écologiste, avait affirmé le 20 juin sa faveur pour une candidature de l’ancien présentateur, mais avait prévenu que s’il renonçait, les Verts soutiendraient coûte que coûte « une candidate ou un candidat qui incarne l’écologie ».

    « Nicolas Hulot veut bien jouer les divas, mais pas “l’homme providentiel et présidentiel??. On lui demandait juste d’incarner l’écologie… », a déploré pour sa part la sénatrice EELV, Esther Benbassa.

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