France
  • | Crée le 11.07.2016 à 11h21 | Mis à jour le 11.07.2016 à 11h21
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    Plus de 3 000 militaires, dont des Néo-Zélandais et des Australiens, participeront jeudi au traditionnel défilé du 14-Juillet, qui s’inscrit cette année dans un contexte de très fort engagement des armées contre le terrorisme, du Sahel aux rues de Paris. En Métropole, en opérations extérieures, dans les outre-mer, prépositionnés à Djibouti ou à Abidjan… au total, la mobilisation touche plus de 30 000 militaires et les trois armées sont « au taquet », affirme leur chef, le général Pierre de Villiers. La France est « en guerre », résume le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pointant « une rupture grave et sans nul doute durable » avec la situation qui prévalait depuis la chute de l’URSS.

    Dans la foulée des attentats de 2015, l’armée de terre a engagé un effort sans précédent depuis les années noires de la guerre d’Algérie, mobilisant 10 000 soldats en permanence sur le territoire national. L’opération, baptisée Sentinelle, pèse sur les régiments, qui manquent de temps pour s’entraîner, et sur le moral des soldats, absents jusqu’à 230 jours par an. Pour une commission d’enquête parlementaire, le déploiement de militaires n’a cependant qu’« une portée limitée sur la sécurité nationale ». Ce constat semble être partagé par les militaires, qui choisissent le métier des armes avant tout pour les « Opex » (opérations extérieures). Ils comprennent ainsi assez mal les missions statiques devant des lieux de culte ou des écoles.

    Vingt ans après le coup d’envoi de la professionnalisation des armées, l’engagement de la jeunesse est aussi au cœur de ce 14-Juillet. Au lendemain des attentats de 2015, les demandes d’engagement ont grimpé en flèche, offrant un vivier de recrutement plus large, soit deux candidats pour un poste.

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