- Julien Mazzoni | Crée le 05.02.2026 à 05h00 | Mis à jour le 05.02.2026 à 05h00ImprimerMaud Peirano, directrice générale de la SEM Sud Habitat, Christelle Nizan, directrice générale du FSH, Yoann Lecourieux, maire de Dumbéa, et Thomas Lebreuil, directeur territorial de la Croix-Rouge française. Photo Julien MazzoniLa mairie, la Croix-Rouge française, le FSH et la SEM Sud Habitat ont signé mercredi 4 février une nouvelle convention pour réinstaller des médiateurs au cœur des résidences. Un dispositif interrompu après 2024 et qui renaît grâce au Plan jeunesse soutenu par l’État.
La mairie de Dumbéa relance un dispositif qu’elle avait dû interrompre après les événements de 2024. Mercredi 4 février, à l’hôtel de ville, le maire, Yoann Lecourieux, la Croix-Rouge française, le Fonds social de l’habitat (FSH) et la SEM Sud Habitat ont signé une nouvelle convention de médiation sociale destinée à renforcer la présence de médiateurs au sein des résidences.
Créé en 2022, le dispositif avait donné des résultats jugés satisfaisants. "Ça fonctionnait plutôt bien, on était satisfait du travail des médiateurs, c’est un travail de long terme, rappelle le maire. Mais on a été entrechoqués par 2024 et comme il a fallu faire des économies sur ce qui n’était pas obligatoire, on a arrêté."
La relance est aujourd’hui rendue possible grâce au Plan jeunesse 2026 soutenu par l’État. L’enveloppe globale atteint 12 millions de francs, répartis à parts égales entre la commune (à hauteur de 4 millions, aidée par l’État) et les partenaires.
"Aller vers les habitants"
L’action repose sur l’équipe du service mobile de proximité de la Croix-Rouge. "C’est une action de proximité très concrète, explique Thomas Lebreuil, son directeur territorial. Une équipe de médiateurs va intervenir directement dans les résidences et sur l’espace public à proximité immédiate." Pas de bureau, pas de numéro à appeler, "on est dans une démarche d’aller vers les gens. L’équipe se déplace régulièrement, les habitants sont informés par affichage et par notre présence", explique-t-il.
Les médiateurs alternent présence informelle, activités collectives, accompagnement dans les démarches et diffusion d’informations. "C’est du lien social, prévenir les conflits de voisinage, guider vers les services publics, les bailleurs, l’insertion", poursuit Thomas Lebreuil.
Dynamique de quartiers
Pour illustrer cette présence, ce dernier évoque les "cafés nattes", organisés au pied des immeubles : "Quand on arrive dans une résidence, on crée un moment autour d’un café, autour de la natte, pour que ce soit le plus accueillant possible, sans barrière." Ces temps débouchent souvent sur des situations concrètes : aide dans des démarches liées à la scolarité, orientation vers des services, accompagnement d’associations de locataires pour se structurer. "Il n’y a pas d’événement phare, mais plutôt la somme de petites choses du quotidien", résume-t-il.
Pour Yoann Lecourieux, l’intervention dépasse la seule résidence. "L’idée est aussi d’être sur des dynamiques de quartier. Identifier des lieux communs à plusieurs résidences et créer du lien entre habitants à cette échelle." Les secteurs concernés sont Dumbéa-sur-Mer, Auteuil, Koutio, le Cœur-de-Ville et la Plaine d’Adam, soit l’ensemble de la partie sud de la commune.
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