Grand Nouméa
  • J.J. | Crée le 15.05.2019 à 05h40 | Mis à jour le 15.05.2019 à 07h45
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    Thérésa Katé, la bibliothécaire du Médipôle, s’est occupée de Raphaël, deux ans. Les enfants ne sont pas admis dans certains services. Photos J.J.
    DUMBÉA. La médiathèque du Médipôle a ouvert ses portes au public lundi. Thérésa Katé y accueille le public l’après-midi, du lundi au vendredi.

    « Nous avons eu un peu de monde à l’ouverture, comme un père et sa fille, dont la mère était en train de se faire opérer. Il a vu que c’était ouvert donc il est entré. » Thérésa Katé est la nouvelle bibliothécaire de la médiathèque du Médipôle, qui a ouvert ses portes au public lundi après-midi. Classement des livres le matin, en cours d’étiquetage selon le système de Dewey, livraisons dans les chambres pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, ateliers pour tous : les missions de celle qui officiait auparavant à la Mili de Saint-Louis s’annoncent nombreuses dans le nouvel espace vitré de 50 m2, situé au premier étage, entre le service de chirurgie et le pôle mère-enfant. Une séance conte avec Julie Dupré et des travaux manuels ont lieu dès aujourd’hui, de 14 heures à 16 heures.

    « Les gens ont vu qu’on était en train de s’installer depuis quelques semaines, ils étaient impatients qu’on ouvre », se réjouit Liliane Tauru, chargée du projet culturel du Médipôle (lire par ailleurs), qui espère que la médiathèque attirera aussi des personnes pas forcément familières de ce genre de lieu. Yvana Newedou et sa famille, de Yaté, venus visiter leur mère hospitalisée, ont découvert avec plaisir l’espace, hier, par hasard. « C’est une très bonne idée, on attend depuis midi dans le hall. On aurait su, on serait venus avant. »

    Oublier la maladie

    Considérée « comme une annexe de la bibliothèque Bernheim », la médiathèque lui permet « d’atteindre un de ses objectifs : proposer ses services au public empêché. » Equipé de mobilier coloré, et d’une terrasse de 100 m2 avec vue sur le jardin intérieur, l’espace culturel gratuit, bénéficie des animations et du fonds de délocalisation de la bibliothèque nouméenne, au même titre que celle de l’Ouest (Koné) et du Nord (Poindimié). Soit 600 livres et CD audio, et 100 DVD pour enfants, renouvelables « à la demande ». Le Médipôle a également fait quelques achats, orientés sur la production locale. « C’est vraiment de la lecture plaisir », dépeint Thérésa Katé. Une ludothèque pourrait aussi être développée pour favoriser les liens entre patients, familles et personnel, ce dernier bénéficiant d’un nouveau service, estime Liliane Tauru. « Quand on joue, on oublie la maladie et ça aide à l’interaction dans les familles. »

    Les jours et les horaires d’ouverture, du lundi au vendredi, de 13 heures à 17 heures, pourraient être étendus si le succès est au rendez-vous. Les patients devraient aussi, à terme, pouvoir réserver des supports à partir des terminaux multimédias rattachés à chaque chambre.

    La culture au Médipôle

    Yvana Newedou (au fond) et sa famille, ont apprécié de découvrir la médiathèque, hier, en attendant l’heure des visites.

     

    « La médiathèque fait partie depuis le début du projet culturel au Médipôle qui a été piloté par Gilbert Bladinières, chargé de mission au gouvernement », raconte Liliane Tauru. Art contemporain dans les salles d’attente, espace d’exposition au rez-de chausée où expose actuellement le collectif Waawa crew, passé en résidence par le centre culturel de Dumbéa, médiathèque au niveau 1, et espace de projection dit Cinévasion, situé au-dessus des deux autres, constituent « la colonne culturelle du Médipôle », un des axes du dispositif Art et culture-Empreintes. « Les bienfaits de l’art et de la culture en milieu médical sont de plus en plus reconnus pour leurs bénéfices. »

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