- Julien Mazzoni | Crée le 25.02.2026 à 15h58 | Mis à jour le 25.02.2026 à 15h58ImprimerSelon le spécialiste requis par la justice les morsures sont compatibles avec un requin-tigre d’au moins 3 mètres. Photo DRLe parquet de Nouméa a communiqué ce mercredi 25 février les conclusions de l’enquête et des expertises médico-légales après la découverte, dimanche, du corps d’un pratiquant de wingsurf au large de l’île aux Canards. Les morsures sont compatibles avec un requin-tigre et le décès est lié à une noyade survenue dans un contexte accidentel.
Le procureur de la République de Nouméa, Yves Dupas, a détaillé, dans un communiqué publié ce mercredi 25 février, les conclusions de l’enquête menée après la découverte, dimanche, du corps d’un pratiquant de wingsurf flottant à proximité de l’île aux Canards. Les investigations ont été conduites par le service territorial de police judiciaire, avec l’appui d’expertises médico-légales et d’un spécialiste des squales.
Pour rappel, aucun témoin n’a assisté à la scène. C’est un plaisancier qui a donné l’alerte après avoir aperçu le corps de la victime, vraisemblablement déjà décédée.
Six morsures compatibles avec un requin-tigre
Les examens médico-légaux ont mis en évidence six morsures, à l’avant-bras droit, à la jambe droite et à la jambe gauche. Les lésions observées à la jambe droite ont entraîné la section de l’artère et de la veine fémorales, précise le rapport médico-légal.
Selon l’expert spécialiste requis par la justice, ces morsures sont compatibles avec un requin de type tigre, d’une taille estimée à au moins 3 mètres. Des traces de morsures ont également été relevées sur le matériel de la victime, notamment à l’arrière de la planche, sur ses faces supérieure et inférieure.
Aucune certitude sur la chronologie
D’après les médecins légistes, le décès est consécutif à une noyade, survenue dans un contexte accidentel. Celle-ci serait liée à une première morsure au poignet, ayant provoqué un état de panique et une inhalation d’eau. Les autres morsures, dont la plaie à la jambe droite, pourraient être post-mortem.
Les experts n’excluent toutefois pas une hypothèse alternative, dans laquelle la victime aurait subi un malaise, avant d’être mordue au poignet alors qu’elle était encore en vie. En l’absence de témoin direct, la chronologie précise des faits ne peut être établie avec certitude.
À l’issue des opérations médico-légales, le permis d’inhumer a été délivré et le corps a été remis à la famille.
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