Grand Nouméa
  • Aurélien Pol | Crée le 18.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 18.06.2019 à 07h40
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    Douze habitants de Païta vont bénéficier, gratuitement, d’une formation d’accompagnateur d’autonomie de la personne. Ils sont ici aux côtés des représentants de la ville et de la direction de la formation professionnelle continue. Photos A.P
    PAÏTA. Douze administrés bénéficient d’une formation d’accompagnateur de vie. Ils seront employés dans de futures structures pour personnes âgées dépendantes.

    Hier, onze femmes et un homme, âgés de 23 à 46 ans, s’attelaient à la tâche dans l’annexe de la mairie du village. Ils ont intégré une formation d’accompagnement de vie à la personne, intégralement financée par le gouvernement.

    Dans l’après-midi, ils ont reçu la visite de représentants de la mairie et de la direction de la formation professionnelle continue. « C’est la première fois que nous proposons une formation de ce type sur la commune », a indiqué Philippe Martin, chef de la DFPS. Un investissement qui a pour objectif de fournir un emploi aux riverains dans les trois futures structures pour personnes âgées dépendantes de Païta. « Il y a toute une logique derrière cela. Comme la formation est ouverte essentiellement aux habitants de Païta, cela assure qu’ils pourront toujours être opérationnels sur leur lieu de travail », poursuit Philippe Martin. Les bénéficiaires ont également rencontré les porteurs de projet des établissements pour personnes âgées.

    Trois structures pour personnes âgées dépendantes vont voir le jour sur la commune. Les responsables de ces établissements ont présenté leur projet aux bénéficiaires de la formation.

     

    Bénéficiaires ravis

    Le docteur Nicolas Toga ouvrira la première maison de retraite de la ville à Gadji, en décembre, « elle se nommera La Palmeraie et comptera une quarantaine de places. C’est une opération à 450 millions de francs. Dès qu’ils auront leur formation, nous allons en employer certains, bien sûr », poursuit le spécialiste en gérontologie. « L’association de coopération sociale et médicosociale du CHS Albert-Bousquet va débuter les travaux d’une maison d’accueil spécialisée le mois prochain, plutôt destinée aux personnes atteintes de déficience mentale, au niveau de l’ancien sanatorium du col de la Pirogue. Nous comptons embaucher une cinquantaine de personnes. Nous ouvrirons en décembre 2020 », informe Joël Murgues, président de l’association. Quant à l’entreprise Azur Santé, elle achèvera la construction une maison de retraite à Gadji à l’horizon 2021.

    Une opération qui ravit Olivia, en recherche d’emploi, qui a adhéré à la formation. « C’est ce qui me rassure le plus, on trouve un travail à la fin. Je suis ultra-motivée. » Du côté de la ville, qui prête ses locaux, Willy Gatuhau, le maire, a tenu à saluer « ce partenariat public et privé ».

    Dix mois de formation de 35 heures par semaine attendent ces douze inscrits. Coût de l’opération : 24 millions de francs. La DFPS compte financer deux autres formations sur la commune.

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