Grand Nouméa
  • Aurélien Pol | Crée le 06.12.2018 à 04h25 | Mis à jour le 06.12.2018 à 07h53
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    Des chèques de 100 000, 60 000 et 40 000 francs ont été remis aux trois projets primés. Photos : A.P
    PAÏTA. Près de quarante personnes ont participé, hier, à la première remise du Prix Jeunesse de Païta. Au menu, un débat sur le civisme et trois projets récompensés.

    Récompenser les projets des enfants de la commune, c’était l’objectif affiché hier, au Dock socioculturel, par la municipalité. « Nous organisons, pour la toute première fois, le prix jeunesse de Païta. Nous souhaitons primer les initiatives des jeunes de la commune, afin qu’ils se sentent valorisés et écoutés », explique Maryline D’Arcangelo, adjointe au maire en charge des affaires scolaires.

    Cinq dossiers ont été déposés, mais seuls trois ont été primés. Patrice Jean et Robert Bertram, respectivement membre et président de la Revue juridique, politique et économique, se sont chargés de la présélection. « Nous avons émis cinq critères pour effectuer nos choix : l’intérêt du projet, son efficacité pour la jeunesse, la participation des jeunes à celui-ci, l’intérêt pour la commune et l’exemplarité hors de la collectivité », annonce Robert Bertram, micro en main. « Nous avons débattu pendant près de dix heures pour faire nos choix. Nous avons eu le mauvais rôle. Mais, je pense que c’est important que la décision du classement définitif soit laissée aux jeunes », ajoute Patrice Jean. En effet, le verdict final revenait à la commission de la jeunesse de Païta.

    Pour cette première édition, la troisième place est décernée au lycée Apollinaire-Anova pour un crayon, un sourire. L’initiative consistant à collecter des fonds pour expédier du matériel scolaire au Mali et en Côte d’Ivoire. La seconde position est attribuée au FC de Païta pour la promotion du football auprès des enfants de la commune. La victoire revient au collège Gabriel-Païta, pour son projet Païta, c’est net, assortie d’un chèque de 100 000 francs à la clé. « On veut sensibiliser les jeunes au vivre ensemble et à la lutte contre la pollution. Pour ça, nous avons ramassé des déchets un peu partout », informe Sepeliano, délégué en classe de sixième.

    La vision des jeunes sur le civisme

    Pour l’occasion, plusieurs animations ont été proposées. La cérémonie a débuté par le lancement d’une vidéo autour de la vision des adolescents de la ville sur le civisme. Un débat a suivi la projection, diffusé en live sur Facebook, avec cinq intervenants. Et des questions très diverses ont fusé dans l’assemblée, « C’est quoi le civisme ? Pour stopper la délinquance, pouvons-nous mettre en place un couvre-feu ? Pour arrêter les naissances non-désirées, faudrait-il qu’on se détache de nos tabous à la maison et qu’on en parle librement avec nos parents ? ». Des groupes de street dance se sont également produits sur scène, chaudement applaudis par le public.

    Diffusé en Facebook live, un débat de près d’une heure a été mis en place par la ville.


    Une commission de la jeunesse créée en 2015

    La commission de la jeunesse de Païta a été formée en 2015, à la suite des nombreuses rixes à la sortie des différents établissements scolaires de la commune. « Les membres qui la composent représentent les jeunes des tribus, des quartiers, des collèges, des lycées et d’élus de la commune », indique Rachel, 17 ans, membre de la commission. Le groupe a pour mission de se prononcer sur tout projet de délibération concernant la jeunesse de la collectivité, d’émettre des avis et des propositions au conseil municipal afin de conduire des projets. L’objectif de la mairie étant la valorisation « des jeunes de tous horizons qui œuvrent pour la cité ».

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